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L’heure d’hiver avec Wintersleep

Photo: Scott Munn

Les gars de Wintersleep reviennent à Osheaga pour la deuxième fois de leur carrière avec leur nouvel album, Hello Hum. Métro a rencontré le parolier et chanteur Paul Murphy et le guitariste Tim D’Eon.

Le mot «Wintersleep» a beau renvoyer à l’hibernation, les cinq membres du groupe indie-rock canadien n’ont certainement pas eu le temps de s’adonner à cette activité dans les derniers mois, selon leurs dires. C’est qu’ils n’ont pas arrêté beaucoup, les cinq musiciens : une tournée de trois ans a suivi l’album récompensé d’un prix Juno Welcome to the Night Sky, paru en 2007, et la formation s’est remise à la tâche tout de suite après pour nous offrir le disque New Inheritors, sorti en 2010. Une tournée a de nouveau suivi («Quand tu es en tournée pendant quatre mois et que tu t’arrêtes deux semaines chez toi, tu n’as pas le temps de te sentir à la maison!» fait valoir Paul Murphy), puis le groupe s’est attelé à la création de son cinquième opus, intitulé Hello Hum et paru en juin dernier. «À la maison», cette fois.

«Pour cet album, nous avions un espace de création à Montréal pour la première fois depuis bien des années, explique le chanteur. C’est peut-être pour ça qu’on a dit de ce disque qu’il était moins sombre que les précédents. Être chez soi pour composer des chansons, ça change l’atmosphère.»

Reconnus pour changer de style musical d’un album à l’autre, les cinq musiciens, qui ont désormais cinq titres à leur discographie, assurent que ce changement n’est pas tout à fait conscient. «Je ne crois pas qu’on veuille constamment changer de style, mais on ne veut surtout pas se répéter, précise Paul Murphy. Par exemple, en spectacle, on n’a pas envie d’avoir cinq chansons de suite qui sonnent pareil, alors on s’arrange pour qu’il y ait des variations.»

La collaboration de Wintersleep avec le producteur Tony Doogan – avec qui les musiciens avaient déjà travaillé – et le producteur américain Dave Fridmann (The Flaming Lips, Mogwai) n’est pas étrangère à ce «nouveau son» qu’on peut entendre sur Hello Hum. «C’était vraiment bien, s’exclame Paul. Nous avons pu aller au studio de Dave pendant six semaines pour enregistrer, c’était une super atmosphère dans laquelle travailler. C’était un peu un rêve qui se réalisait : quand on pense à ceux qui font de la musique alternative, il est pas mal en haut de la liste de ceux avec qui on veut travailler. Il a beaucoup à offrir, il a des idées, la façon dont il a mixé l’album est très différente de ce qui a été fait avant. Il est très créatif, très artistique, travailler avec lui a rendu tout plus facile.»

Deuxième visite
Tim D’Eon et Paul Murphy gardent un excellent souvenir de leur premier passage à Osheaga avec Wintersleep, en 2006. «Je crois que c’est un des premiers gros festivals qu’on a faits, raconte Paul. Je me souviens d’être en train de manger à la cafétéria et de voir tout à coup un membre de Sonic Youth passer… C’était plutôt impressionnant!»

Comme il s’agit d’un spectacle de 45 minutes, les musiciens disent avoir préparé pour cette édition une sélection plus pointue des chansons de leur discographie désormais bien fournie. «Ce sera un mélange de tout, explique Tim. Plusieurs nouvelles chansons, mais aussi les préférées du public.» Avis aux fans!

Wintersleep
Sur la scène des arbres
Vendredi à 19 h 30

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