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Critiques CD de la semaine du 7 au 11 avril 2008

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Foals, Moby, Muse et L’Assemblée ainsi qu’un hommage à U2.

 Du bon brit-pop
 Foals
 Antidotes (4/5)

 
Un autre groupe brit-pop qui a la cote, se dit-on en déballant le premier disque complet du quintet d’Oxford. Mais voilà que Foals livre la marchandise. On découvre d’excellents musiciens. Les rythmes et les mélodies pop-punk-dance sont leur atout, bien plus que la voix du chanteur Yannis Philippakis, qui n’apporte rien de bien nouveau. Mais le groupe semble le savoir et met à l’avant-plan son orchestration qui rappelle parfois Bloc Party ou Franz Ferdinand. Antidotes s’ouvre ainsi sur une pièce presque exclusivement musicale. Et le ton est donné pour un disque de grande qualité. Un band à surveiller.
– Vincent Fortier

 Tour de force
 Moby
 Last Night (4/5)

Moby frappe fort, très fort avec Last Night, un album entièrement consacré à la musique dance new-yorkaise. C’est aussi un voyage dans le temps que le DJ nous propose. Un retour au tourant de la décennie 1980-1990, où le house dominait les ondes. On se régale de Everyday It’s 1989, un petit bijou qui rappelle les remix de Shep Pettibone. Moby s’attaque aussi au pop funk (257.zero) et au disco (Disco Lies), ce qui nous oblige à lui pardonner son incursion ratée dans l’univers hip-hop avec Alice. Les nostalgiques des rythmes planants de Play seront aussi servis avec des titres comme Ooh Yeah et I Love to Move in Here.
– Marc-André Lemieux

 Électrisant
 Muse
 H.A.A.R.P. (3,5/5)

 
Quiconque a déjà vu Muse en spectacle sait à quel point la formation britannique est percutante sur scène. L’énergie brute du groupe est palpable sur ce coffret CD-DVD enregistré l’été dernier lors d’un concert au Wembley Stadium de Londres. Le chanteur Matthew Bellamy, qui possède une voix puissante et vertigineuse en studio, redouble d’ardeur en public, atteignant chaque note avec une aisance déconcertante. En spectacle, les titres des quatre premiers albums du trio gagnent en émotion. Des versions améliorées de morceaux déjà achevés de Stockholm Syndrome et de Supermassive Black Hole, qui eut cru que ça existait?
 – Marc-André Lemieux

 Hip-hop accompli
 L’Assemblée
 Encore (3,5/5)

 
Deux ans après nous avoir donné Les gars du peuple, sur lequel figurait le tube Turn Your Head Around, le duo L’Assemblée est de retour avec Encore. L’album de 16 titres montre toute l’expérience des Montréalais, qui célèbrent cette année leurs 10 ans de carrière. La guitare est un peu moins présente qu’avant, mais les explorations sonores enrichissent chaque beat. Avec les années, Ironik et Narkoi ont maîtrisé leur art et présentent un hip-hop mature et accessible à tous. Plusieurs collaborateurs viennent aussi ponctuer quelques pièces, dont le titre Encore, avec Dupuis qui devrait faire un malheur sur les ondes radiophoniques.
– Geneviève Vézina-Montplaisir

 Métissage réussi
 Artistes variés
 In the Name of Love: Africa Celebrates U2 (3,5/5)

 
Les artistes africains s’amusent tellement avec les pièces de U2 que celles-ci sont bien souvent méconnaissables. Mélange de langues vernaculaires avec l’anglais, changements de rythme incessants, chœurs et introduction d’instruments locaux, tout est permis pour cet hommage festif de l’Afrique au groupe irlandais. Le résultat est surprenant, souvent déroutant. L’album s’écoute avec plaisir, dans un métissage parfaitement réussi entre les différentes influences africaines et les textes de U2. À retenir : la version de Keziah Jones de One, Mysterious Ways par Angélique Kidjo et With or Without You par les Nubians.
– Lionel Martin

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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