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22:30 25 avril 2018 | mise à jour le: 25 avril 2018 à 22:39 Temps de lecture: 5 minutes

Avengers: Une guerre d’une dimension cosmique

Avengers: Une guerre d’une dimension cosmique
Photo: Marvel Studios

En quête d’un pouvoir absolu sur l’univers, Thanos tente de mettre la main sur les six pierres de l’Infini. Mais pas besoin d’aller chercher bien loin pour trouver six raisons d’aller voir Avengers: Infinity War, qui prend l’affiche vendredi. Un film rempli à craquer d’action, d’humour et de moments déchirants laissant le spectateur ébranlé.

L’histoire
Infinity War est le début de la fin d’un voyage d’une durée de 10 ans qui visait une destination depuis le début. Le chemin menant à l’épique confrontation de dizaines de personnages avec Thanos, le Titan fou qui veut anéantir la moitié de la vie dans l’univers, a été tracé par les 18 films précédents dans l’univers cinématographique de Marvel.

Le film d’Anthony et Joe Russo ne perd pas une seconde. La force titanesque de l’antagoniste est établie dès le départ et la frayeur de nos superhéros est immédiatement perceptible.

Avertissement : ceux qui n’auront pas vu au moins les deux premiers Avengers (et, tant qu’à y être Captain America: Civil War, Thor: Ragnarok et Guardians of the Galaxy) pourraient se perdre en chemin, car à ce stade-ci, le studio ne cherche pas à renouveler son public. Pas question de rappeler qui vient d’où et qui fait quoi. La trame narrative saute constamment d’un groupe de personnages à l’autre. Et les frères Russo ont réussi à capturer le style propre à chaque série de films de Marvel. Au terme de ses 149 minutes, le long métrage (une première partie non officielle) laisse toutefois beaucoup de questions sans réponse.

Les rencontres
Avec le nombre de personnages qu’il y a maintenant dans l’univers cinématographique de Marvel, il y avait l’embarras du choix pour former des équipes improbables. Le simple fait de voir deux superhéros côte à côte à l’écran (ou le Drax de Dave Bautista avec n’importe qui) suffira parfois à tirer un sourire aux amateurs.

Certaines rencontres dans Infinity War sont particulièrement magiques, notamment celle entre Tony Stark et Doctor Strange (Benedict Cumberbatch), deux égos qui en prennent large et qui n’ont pas la langue dans leur poche. Le dieu du Tonnerre, Thor (Chris Hemsworth) – qui a presque tout perdu au terme du troisième volet de sa série solo – suit pendant une partie du film une quête personnelle, accompagné du sarcasme incarné, Rocket, et d’un insolent Groot adolescent. Un trio surprenant qui part à la recherche d’une arme assez puissante pour arrêter Thanos… et à la rencontre d’une surprise de taille.

Les effets
Au fil des années, la technologie de capture de mouvement a évolué, et Marvel en a profité pour améliorer Thanos depuis sa première apparition, dans Avengers. Si on reconnaissait Mark Ruffalo sous les traits d’un Hulk très expressif dans Thor: Ragnarok, on aperçoit davantage sur le visage du Titan fou. Au-delà des émotions que laisse trahir le regard de Josh Brolin, on y décerne le duvet sur ses joues, et même la repousse de sa barbe. Une attention aux détails qui est bienvenue dans ce film aux dimensions célestes.

Les émotions
Difficile de se prendre au sérieux quand on met en scène un Titan mauve à la recherche de six gemmes lui permettant de contrôler l’univers, un arbre qui parle (trois mots), des extraterrestres et des surhumains. Mais en plus d’être hilarant à plusieurs moments (bien choisis), le dernier des frères Russo ne minimise par la gravité des événements. Après tout, les réalisateurs avaient confirmé que cette guerre ferait des victimes. Équilibrant sérieux et humour, la formule Marvel fonctionne et ne déçoit pas dans Infinity War, qui prend place deux ans après la séparation des Avengers dans Civil War.

Les MVP


Avec plus de 60 personnages dans le film, il n’est pas étonnant que certains d’entre eux aient été relégués à l’arrière-ban. Mais les Russo (Civil War, Arrested Development) ont l’habitude de diriger des ensembles où chaque personnage a son moment de gloire, si petit soit-il. Quelques-uns brillent toutefois plus vifs que d’autres.

À ce point-ci, Robert Downey Jr. et Iron Man sont indissociables et la performance de celui qui a lancé l’univers cinématographique de Marvel est captivante. Gamora, la fille adoptive de Thanos (campée par Zoe Saldana), est l’un des personnages – avec Vision et Scarlet Witch – ayant l’arc narratif le plus complet et le plus chargé en émotions. Parlant de Thanos, le jeu calme et la voix posée de Josh Brolin rendent ce personnage d’autant plus terrifiant.

Les lieux
Sur Terre, à New York et au Wakanda. Dans l’espace, à bord du vaisseau de Thanos et celui des Guardians, mais bien plus loin encore. Infinity War nous fait voyager jusqu’aux confins de l’univers et chaque scène comporte une esthétique unique.

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