Culture

Critiques CD de la semaine du 1er au 5 septembre 2008

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Ian Kelly, The Faint, Louise Forestier, Destaël et New Kids on the Block

 Atmosphérique
 Ian Kelly
 Speak Your Mind (3,5/5)

 
Juste à temps pour l’automne, Ian Kelly nous présente Speak Your Mind, un deuxième album tout en ambiance. Le Montréalais a le don de créer des atmosphères feutrées et intimistes avec sa musique folk-pop et sa voix, qui n’est pas sans rappeler celles de Chris Martin et de Damien Rice. Le chanteur, qui a choisi presque exclusivement la langue de Shakespeare pour s’exprimer sur l’environnement ou sur l’amour, compte sur des arrangements riches pour accompagner sa magnifique voix. Les guitares se frottent à l’électro pour offrir des pièces qu’il fera bon écouter durant les froides journées de pluie.             
                    
– Geneviève Vézina-Montplaisir

 Distorsion
 The Faint
 Fasciination (3,5/5)

Difficile de classer The Faint, un quintette du Nebraska qui débarque avec un sixième album, Fasciination. En effet, bien difficile de coller une étiquette – et c’est tant mieux – à un groupe qui réussit en 10 pièces à utiliser la distorsion dans plusieurs genres (électro, rock, folk, hip hop). L’effet pourrait être désastreux et surtout très irritant, mais ce n’est pas le cas. The Faint propose un disque solide sur le plan musical et vocal, mais qui laisse parfois à désirer pour ce qui est des textes. Attendez-vous à avoir le cerveau un peu… distortionné.
– Vincent Fortier

 Lentement révélé
 Louise Forestier
 Éphémère (3/5)

 
CD surprise de Louise Forestier, cinq ans après Lumières, qui devait être le dernier. Dans les mélodies et le son, c’est à la fois vieillot et moderne, indie et vieille chanson française (on pense à Jeanne Moreau dans Y avait-il quelqu’un, par exemple). Pour les atmosphères, chapeau au réalisateur, Alexis Dufresne (El Motor), fils de la chanteuse. Puis, il y a les chansons proprement dites… qui sont au premier abord moralisatrices (Seul(e) de ta gang, H.D.A., etc.) ou exaspérantes (J’aime un chien). Malgré cela, elles se révèlent lentement et finissent par avoir un certain charme, surtout en quand on écoute le disque au complet.
– Eric Aussant

 Enveloppant
 Destaël
 Transmissions (3/5)

Le groupe de rock expérimental montréalais Destaël nous offre, avec Transmissions, un premier album éclectique, empreint de l’énergie et de la créativité propres à la musique indépendante. Les mélodies enveloppantes, où le piano est omniprésent, font voyager l’auditeur à l’intérieur d’un univers planant et intime. Les sonorités d’ambiance viennent compléter de belle façon la musique écrite par Maxime Corbeil-Perron et Alexis Langevin-Tétrault, les compositeurs principaux de la formation. Les pièces Up On The Hill, Et puis le vent, et tout tangue et Electric Sun sont très réussies.
– Mathieu Horth Gagné

 Des vieux neufs
 New Kids On The Block
 The Block  (2,5/5)

 
Jordan, Joe, Donnie, Danny et Jonathan sont de retour, avec quelques années en plus et un nouvel album intitulé The Block… Et il porte très bien son nom parce que ses 17 (!) titres sont d’une homogénéité qui frôle la monotonie. NKOTB enfile les airs de R’N’B sirupeux – l’extrait Single en est un bon exemple – où les effets électroniques se superposent à leurs voix… pour camoufler le fait qu’elles ne sont plus ce qu’elles étaient. La réédition de leur Greatest Hits, sortie un peu plus tôt en août, comblera beaucoup plus nos élans nostalgiques que cet album un peu trop «mononcle».
– Marie-Luce Pelletier-Legros
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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