Culture

Critiques CD de la semaine du 30 juin au 4 juillet 2008

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Elliott Brood, Amos Lee, Ed Rec Vol III, Flobots et Mötley Crüe.

 Plus souriant
 Elliott Brood
 Mountain Meadows (4/5)

 
Sur son deuxième véritable album, le trio de Toronto conserve son genre, qu’on pourrait qualifier de death country (avec des guitares parfois acérées), mais s’efforce de faire sourire un peu plus sa musique avec des mélodies plus accrocheuses (on nous fait même valser sur la jolie Notes!) Et le passage est totalement réussi. Il faut dire que les gars ont eu un peu plus de moyens pour réaliser leurs ambitions, ce qui donne des arrangements plus touffus (allant jusqu’aux cuivres), un son plus consistant et énergique que sur le tout de même  excellent Ambassador (2005). Un bien bon disque.
– Eric Aussant

 Douce nostalgie
 Amos Lee
 Last Days at the Lodge (3,5/5)

Avec son troisième album, Amos Lee continue de surfer entre le folk, le blues et le jazz. Une petite touche country se fait également entendre sur quelques pièces de ce disque qui se laisse plus nostalgique que les précédents. Avec ses textes touchants et sa voix singulière, pas surprenant que l’Américain originaire de Philadelphie soit sous l’égide de la célèbre étiquette Blue Note. Le savant dosage de guitare et d’autres instruments fait de Last Days at the Lodge une Å“uvre intimiste, mais forte sur le plan musical. Une belle découverte à faire pour ceux qui ne connaissent pas encore cet artiste très talentueux.
– Geneviève Vézina-Montplaisir

 Électro rare
 Artistes variés
 Ed Rec Vol III (3/5)

 
Ed Rec Vol III, c’est la troisième compilation de la maison de disque Ed Banger. Comme tout bon album du genre, les découvertes à tout casser s’y font rares, les groupes préférant sans doute réserver leurs meilleurs morceaux pour leurs propres albums. Les amateurs de rythmes électroniques s’arracheront toutefois le CD, qui contient des titres n’ayant jamais été commercialisés. Parmi les plus belles trouvailles de l’opus, on note la vulgaire To Protect and Entertain, de Busy P, et Stress, de Justice, dans une version live. On aime aussi l’instrumentale Over the Top, de Mr. Flash, et l’agressive Dog, de Sebastian.
– Marc-André Lemieux

 Rafraîchissant
 Flobots
 Fight With Tools  (3/5)

Un hip-hop enrichi d’une instrumentation incluant le violon et la trompette, voilà qui attire la curiosité. Un premier extrait hétéroclite avec un refrain des plus «catchy», Handlebars, et l’intérêt grimpe d’un cran. Avec Fight With Tools, la proposition de Flobots se situe entre The Roots et Rage Against the Machine. Les mélomanes moins portés vers le hip-hop devront toutefois laisser du temps aux chansons. Heureusement, les textes viendront sauver certains passages plus monotones, avec des chansons très critiques de la société américaine, mais qui savent rester positives et ne tombent pas dans la vulgarité.  
– Christian Duperron

 Petite déception
 Mötley Crüe
 Saints of Los Angeles (3/5)

 
Déboutonnez votre chemise et préparez-vous à faire aller votre chevelure, car la formation de Hair Metal Mötley Crüe débarque avec son nouvel album, Saints of Los Angeles. Il s’agit du premier album original du groupe avec ses membres fondateurs depuis 1997. Dans cet opus, les rockeurs donnent exactement ce à quoi on peut s’attendre : des chansons énergiques parsemées d’envolées vocales. Petite déception toutefois, l’album ne contient pas de power ballad, élément essentiel d’un album de rock à paillette. Les inconditionnels ne pourront donc pas se brûler les doigts avec leur briquet sur une mélodie de leurs favoris.
– Mathieu Horth-Gagné
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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