Culture

Nuits d’Afrique: Cinq soirées à l’africaine

Nuits d’Afrique: Cinq soirées à l’africaine

Avec l’été qui approche, c’est aussi la saison des festivals musicaux de la métropole qui s’annonce. Nuits d’Afrique, qui a dévoilé hier sa programmation, fait partie des événements incontournables de la saison estivale. Métro vous propose cinq concerts à ne pas manquer pour cette 32e édition, qui aura lieu du 10 au 22 juillet.

Sékouba Bambino
Le Guinéen Sékouba Bambino, légende de la musique mandingue contemporaine, se fait surnommer ainsi parce qu’il a gagné, à l’âge de 15 ans, le prix du meilleur chanteur de son pays à l’époque où les musiciens de Guinée étaient des fonctionnaires d’État sous la présidence de Sékou Touré. C’est d’ailleurs à la demande express du président qu’il rejoint le grand orchestre national Bembeya Jazz, un des plus grands ensembles de l’histoire de la musique africaine. Épaulé durant toute sa carrière solo par le producteur de génie Ibrahima Sylla, Bambino est assurément une des belles prises du festival Nuits d’Afrique 2018.

Le 22 juillet, scène TD Radio-Canada, Quartier des spectacles

Sabry Mosbah
Sur son premier album, intitulé Asly (Mes racines), Sabry Mosbah reprend cinq chansons, dont certaines de tradition séculaire tunisienne, et chante cinq compositions écrites par son comparse Abdoo Saadaoui. Le Tunisien élevé dans le quartier du Bardo à Tunis et fils d’un grand chanteur lyrique, Slah Mosbah, fait partie d’une génération qui veut renouveler la musique tunisienne en la modernisant avec un son plus folk et plus rock. Une voix rocailleuse, mature, et des arrangements résolument tournés vers l’avenir: une découverte que le festival souhaite partager.

Le 10 juillet, au Théâtre Fairmount, 5240, av. du Parc

Meklit
Dans une conférence TED qu’elle anime, la chanteuse Meklit Hadero se demande comment les sons que nous entendons tous les jours influencent notre musique. Née à Addis-Abeba, élevée entre Brooklyn et l’Iowa pour finalement s’établir à San Francisco après un diplôme en politique à l’université Yale, elle a un bagage sonore inspirant. C’est après avoir chanté en chorale et écouté beaucoup de Billie Holiday que Meklit Hadero part pour San Francisco et sort quelques albums aux influences éclectiques, entre jazz, hip-hop et musiques est-africaines. Elle sait bien s’entourer et fait preuve d’une intelligence artistique hors norme. Une deuxième présence au festival.

Le 13 juillet, au Théâtre Fairmount, 5240, av. du Parc

Poirier, Mr. Touré! et Yaya
Avec leurs soirées mensuelles Qualité de Luxe au Artgang, les deux premiers ont prouvé qu’ils savaient faire danser le monde entier. En plus d’avoir participé à ces soirées, Poirier est un vétéran de la scène et un producteur qui a du goût, du flair et qui est bien visible sur le circuit des DJ de la sono mondiale. Le deuxième s’est fait connaître pendant des années sous le pseudo de DJ Sagewondah, mais aujourd’hui, Mr. Touré! est à fond dans la production et a envie de faire rayonner la sono du monde à un autre niveau. Yasmine Seck, alias Yaya, est une jeune disc-jockey qui se produit au Datcha, dans les soirées du collectif Moonshine, et qui écrit aussi pour Vice sur les scènes électro et rap canadiennes. Un trio de choc pour un nouveau lieu du festival, le Ministère.

Le 21 juillet, au Ministère, 4521, boul. Saint-Laurent

Femi Kuti & The Positive Force
Difficile de passer à côté de Femi Kuti, qui ouvrira cette 32e édition du festival au MTelus. Le fils de Fela, qui a su moderniser le son du paternel, offre toujours des concerts haletants avec une incroyable section de cuivres, des danseuses essoufflantes et un 10e album sous le bras intitulé One People One World.

Le 12 juillet, au MTelus, 59, rue Sainte-Catherine Est