Culture
10:02 7 juin 2018 | mise à jour le: 7 juin 2018 à 15:06 Temps de lecture: 4 minutes

Fame touche aux étoiles

Fame touche aux étoiles
Photo: Josie Desmarais

Encore une fois cet été, une comédie musicale figure à la programmation du festival Juste pour rire. Serge Postigo est à la barre de Fame, 
qui prend l’affiche jeudi au Théâtre St-Denis. «On est dans les ligues majeures, New York peut aller se rhabiller», avertit la chanteuse 
Marie Denise Pelletier. Elle n’a pas tort: le spectacle vous en fera voir de toutes les couleurs.

Énergie débordante
Au lever du rideau, on se trouve au cœur de New York, où on rencontre les 20 chanteurs, danseurs et musiciens, qui, enveloppe en main, espèrent avoir été acceptés au High School of Performing Art. Fame raconte leur parcours scolaire, avec «l’angoisse, le doute et la pression que les jeunes artistes subissent quand ils entrent dans une école d’art», résume Serge Postigo, qui a assuré la mise en scène et l’adaptation de cette comédie musicale.

Puisque, comme leurs personnages, les jeunes comédiens de la distribution n’ont pas nécessairement des années de métier derrière eux, Serge Postigo a dû trouver le truc pour obtenir le meilleur d’eux. «Il ne suffit pas de leur parler de résultat, il faut leur parler du processus, explique celui qui a également signé la mise en scène de Mary Poppins et de Footloose. Il faut parfois les mener où on veut sans même leur dire la destination.»
Avec une distribution aussi jeune, pas étonnant que Fame déborde d’énergie. Les chorégraphies de Steve Bolton sont étourdissantes et mêle notamment danse classique, hip-hop et jazz.

«C’est merveilleux de voir toute cette jeunesse, cette passion, cette fougue, s’exclame Marie Denise Pelletier, qui interprète Miss Sherman, la professeure de français. Ça me rappelle mes 20 ans!»

La chanteuse se reconnaît dans les jeunes avec qui elle partage la scène. Tous ont dû se soumettre au processus d’audition. «C’est où la fiction rejoint la réalité», remarque-t-elle.

«C’est une question de ce qui se dégage pour le personnage. Ton âge, de quoi t’as l’air, ta nationalité, ta langue, je m’en fous.» –Serge Postigo, metteur en scène

Grande diversité
Dans cette adaptation francophone de Fame, la comédie musicale conçue par David De Silva, Serge Postigo a «mélangé les accents» pour ajouter de la diversité à la production et refléter le multiculturalisme de Montréal.

Il cite en exemple le personnage de Mabel, qu’il a traduit en ayant en tête la voix de la comédienne qui l’interprète. «Il l’a écrit pour moi, avec mon accent», s’étonne Lisa Palmieri, une Italo-Montréalaise anglophone, qui campe une fille «forte et authentique».

Tout est traduit, tout, sauf la pièce-titre. «Il y a des chansons qui entrent dans la culture populaire à un point tel que les mots et la musique sont indissociables, explique Serge Postigo. Je ne pourrais pas appeler ça Gloire, pas ici.»

Première partie

En première partie de la comédie musicale, le public pourra découvrir Audrey-Louise Beauséjour, récipiendaire de la Bourse Juste pour rire d’une valeur de 10 000$.

«Cette jeune fille de 19 ans a vraiment une dévotion envers son art, qui, non seulement nous a impressionné, mais nous a donné foi en cette jeunesse artistique», souligne le metteur en scène.

«C’est vraiment un immense cadeau, avec des possibilités infinies, se réjouit Audrey, qui chante depuis l’âge de 3 ans. Ça va me permettre de me perfectionner dans certains domaines.»

Elle compte notamment en profiter pour perfectionner son jeu et la danse. «Un peu pour égaliser le tout,» précise celle qui fait partie de l’ensemble, mais qui est également la doublure pour les personnages de Serena et de Carmen.

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