Culture

Critiques CD de la semaine du 8 au 12 septembre 2008

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Thomas Fersen, Jipé Dalpé, Kardinal Offishall, The Verve et l’album hommage à Félix Leclerc.

 Réjouissant
 Thomas Fersen
 Trois petits tours(4/5)

 
Avec ce septième album original, c’est à un grand voyage que nous convie le troubadour français. Fersen affectionne les métaphores animalières (Punaise, Les mouches); ici, on le suit pourtant à travers toute une épopée où il présente Germaine, sa valise bien-aimée, où il raconte ses démêlés avec les douaniers et leurs fins limiers. Des histoires de bagages qui n’ont rien de banal. Comme dans Pièce montée des grands jours, il y a cinq ans, le ukulélé reprend du service. Bilan : un heureux mariage entre la touche audacieuse de Fred Fortin à la réalisation et la singularité de Thomas Fersen.                
                     
– Jessica Dostie

 Fiction musicale
 Jipé Dalpé
 Les préliminaires (3,5/5)

Pop-fiction. C’est ainsi que Jipé Dalpé présente sa musique. Le terme parfait. À l’écoute des 12 plages, on voit une épopée cinématographique, on sent la tache de peinture s’écraser sur la toile, on imagine un feuilleton se dérouler devant nos yeux. Dalpé a mis 10 ans avant de faire paraître son premier album. C’est donc dans un univers dense – non sans rappeler celui d’Yann Perreau – qu’il présente sa pop parsemée d’électro et de jazz. La réalisation – ou la mise en scène – est parfaite. Et si ce ne sont ici que les préliminaires, on sent qu’on sera plus qu’ébloui après le coït.
– Vincent Fortier

 Hip-reggae
 Kardinal Offishall
 Not 4 Sale (3,5/5)

 
Peu connu du grand public, le chanteur et réalisateur Kardinal Offishall a travaillé avec les grands du hip-hop comme Timbaland et Busta Rhymes. LCe Torontois originaire de la Jamaïque n’a pas pu faire découvrir son talent avec ses trois albums précédents. Tout devrait changer avec Not 4 Sale, sur lequel le MC présente 15 pièces surfant sur une vague tantôt hip-hop, tantôt reggae. Avec la collaboration d’artistes comme Akon, Rihanna et Estelle, et des textes intelligents, le Canadien va casser la baraque! Gageons que sa reprise de Numba 1 (Tide Is High) fera un tabac sur les pistes de danse.

– Geneviève Vézina-Montplaisir

 Pécher par excès
 The Verve
 Fourth (3/5)

Dans les années 1990, The Verve dominait la scène brit pop avec Oasis et Blur. Après une pause prolongée (le groupe s’est dissous en 1999) et quelques albums en solo plus ou moins convaincants du chanteur Richard Ashcroft, le quatuor reprend là où il avait laissé. Fourth explore les mêmes thèmes et les mêmes sonorités que les précédents CD de la formation (à l’exception de la chanson Love is Noise, qui se démarque par son énergie électronique). The Verve pèche par excès : les pièces sont trop longues, la pluplart franchissant le cap de six minutes. Ashcroft sauve la mise grâce à sa voix, unique et profonde.
– Marc-André Lemieux

 Mitigé
 Artistes variés
 Félix Leclerc (2,5/5)

 
En 1978, Félix Leclerc a repris ses chansons avec François Dompierre, qui les a rendues plus jolies qu’elles ne le seront jamais. Le coffret Chansons dans la mémoire longtemps doit bien exister encore quelque part. Cela dit, il y a des interprètes qui offrent de bonnes versions sur ce tout nouveau CD : Chloé Sainte-Marie (J’inviterai l’enfance), Kevin Parent (L’hymne au printemps), Catherine Major (Notre sentier) et Thomas Hellman (L’alouette en colère). Et d’autres dont on se serait passé volontiers : Gilles Vigneault, Patrick Bruel et Johanne Blouin. Un CD qui ne s’écoute pas d’un trait, du début à la fin, fort malheureusement.
– Eric Aussant
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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