Culture

Rudy Caya : Toujours un Vilain pingouin

Rudy Caya Photo:
Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

Les Vilain Pingouin se retrouveront sur scène vendredi prochain avec Noir Silence et les B.B. pour le spectacle-bénéfice Souvenirs retrouvés de la Fondation Samuel Paquin. Mais contrairement à ces deux formations, qui se sont séparées il y a quelques années avant de se reformer récemment, les Vilain Pingouin ne se sont jamais quittés.

Rudy Caya, Claude Samson, Michel Vaillan­court et Alain Godmer se réunissent tous les mois pour jouer ensemble ou pour présenter un spectacle. Cepen­dant, pour le mo­ment, enregistrer un nouveau disque n’est pas dans les plans de ces musiciens qui ont connu la gloire dans les années 1990.

«Comme l’industrie musicale a changé, le concept d’albums CD est encore valide, mais il y a d’autres possibilités qu’on va peut-être explorer avec les Pingouin, explique le chanteur du groupe et artiste solo Rudy Caya. Person­nellement, je vais continuer à faire des albums, mais les chansons des Pingouin vont peut-être se retrouver sur iTunes. L’idée d’en faire à nouveau une carrière en bonne et due forme, on ne l’a pas vraiment. On l’a déjà fait, et c’était cool. On en bénéficie encore parce que ça nous permet de jouer une fois de temps en temps.

Pas d’album complet en préparation, donc, pour les Vilain Pingouin, dont chaque membre a pris une route différente après la sortie de leur dernier album live en 2003. Rudy Caya a fait paraître l’an dernier son deuxième album solo, Le taureau, pour lequel il a reçu une nomination à l’ADISQ dans la carégorie Meilleur album rock. Claude Samson est très occupé par son projet Les P’tites Tounes, et les autres membres font de la musique, dans des groupes de blues ou de rock.

Comme dans le temps

Les Vilain Pingouin manquent donc de temps pour se réunir pendant des mois afin detravailler à du nouveau matériel, mais trouvent toujours 10 ou 15 journées par année pour faire des spectacles ensemble. Et quand ils se retrouvent, la chimie opère comme autrefois.

«Jouer avec les Pingouin, c’est comme mettre de vieux jeans, affirme le leader du groupe. On ne se pose jamais de question. Je sais toujours à peu près ce qui va arriver. On a plein d’automatismes. On n’a pas à se battre pour gagner le public parce que dès le premier accord, le monde reconnaît la toune.»

C’est que la formation a encore un bassin d’admirateurs, en plus de monsieur et madame Tout-le-monde qui connaît les pièces Le train, Salut salaud, Marche seul et Les belles années.

«Il y a une certaine partie du public qui nous fixe dans le temps et une autre qui attend de nouvelles choses,sou­ligne le musicien. C’est sûr qu’on rejoint un moins grand public qu’avant parce que ce sont plutôt les fans qui cherchent l’information pour nous suivre. Quand on met une toune sur l’internet, on ne s’attend pas au même impact que si Garou le fait.»

Mais ce qui compte finalement pour les Vilain Pingouin, c’est que leurs chansons, composées parfois il y a plus de 20 ans, continuent d’évoluer.

«Il y a des pièces que je chantais il y a 25 ans et que je n’interprète plus de la même façon aujourd’hui parce que j’ai du vécu, confie Rudy Caya. Il y a des paroles qui veulent dire autre chose maintenant. On va continuer de faire de la musique, mais il y aura des moments de la vie des Pingouin qui seront plus médiatisés, et d’autres, plus tranquilles.»

Souvenirs retrouvés
Au Club Soda
Le 19 septembre à 20 h 

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