Critiques CD: Obscura, AHI et Drake
Cette semaine, Métro a écouté les derniers albums de Obscura, AHI et Drake.
Clair-obscur
Obscura
Diluvium
•••½
Qu’on aime ou pas, il faut reconnaître que la musique métal ouvre la porte à une grande virtuosité musicale. C’est ce que nous démontrent les vétérans du death metal Obscura avec leur dernier album intitulé Diluvium, paru le 13 juillet dernier. Agressif et rapide, bien sûr, mais aussi rempli de nuances et de mélodies, l’opus du quatuor allemand est vraiment musicalement complet. Des éléments plus lumineux éclairent une musique autrement ténébreuse, et c’est exactement pour cette raison que l’album est une belle réussite. – Philippe Lemelin
Inspirant
AHI
In Our Time
•••½
«I’ve been told I’m worthless», chante AHI (ça se prononce «eye») dès les premières secondes de son nouvel album. On pèse sur pause. Sa voix rauque, éraillée par les émotions, est incroyable. Elle est chaude, profonde, saisissante. On repèse sur play. Le chanteur de Toronto offre un folk hybride qui joue avec les repères de la musique indie-soul et, oserait-on dire, peut-être un tout petit peu de musique country. AHI chante le bonheur d’être en famille, l’amour, la persévérance, sans pour autant tomber dans la chanson sentimentale qui écoeure. – Virginie Landry
Trop c’est comme…
Drake
Scorpion
•••
Le rappeur torontois Drake déballe un volumineux album double, son cinquième opus studio en carrière. Scorpion comporte entre autres l’excellente God’s Plan, qu’on ne se lasse pas d’écouter. Le rappeur et acteur n’a aujourd’hui plus rien à prouver, c’est donc étrange qu’il attache autant d’importance à ses détracteurs, contre qui il dépense beaucoup d’encre. On apprécie le côté B de l’album, sur lequel le chanteur fait valoir son côté plus lover, mais on se perd dans l’abondance des tracks de rap qui s’accumulent et finissent toutes par se
ressembler. – Alexis Boulianne