Culture

Mike Ward à TLMEP: «Je suis le shérif de l’humour»

Mike Ward à TLMEP: «Je suis le shérif de l’humour»
Photo by: Karine Dufour/Radio-Canada

Mike Ward, qui s’apprête à partir en tournée et à défendre une cause en Cour d’appel, a fait le point sur la liberté d’expression et le plagiat en humour à Tout le monde en parle (TLMEP), dimanche soir.

L’humoriste présentera dès janvier son cinquième spectacle solo, Noir, lui qui avait quelque peu délaissé la scène dans la foulée du procès qui l’a opposé à Jérémy Gabriel.

Un procès qui l’a «mis dans la merde» financièrement, mais qui l’a aussi plongé dans une dépression où le meilleur remède pour lui aura été de passer des heures dans le bain, scotch à la main.

«Je me suis remis vraiment en doute. Le seul talent que j’ai dans la vie, c’est d’écrire des jokes», a raconté l’humoriste, qui ne souhaitait plus rien écrire, ni pour lui, ni pour les autres après avoir été condamné à payer 42 000$ à Jeremy Gabriel et sa famille en juillet 2016.

Mike Ward avait été emmené devant le Tribunal des droits de la personne par la Commission des droits de la personne, qui jugeait que ses blagues à l’endroit du «petit Jérémy» étaient discriminatoires.

«Si on perd, on va aller en Cour suprême», a indiqué le cofondateur du Bordel, qui a toujours plaidé la liberté d’expression dans cette histoire et qui en fera de même devant la Cour d’appel en janvier.

À l’origine, l’humoriste ne souhaitait pas payer de peur de créer «un précédent dangereux» pour d’autres artistes et humoristes.

Blagues volées
«Je suis le shérif de l’humour», a blagué Mike Ward quand Guy A Lepage a fait mention des conflits entre le roi des blagues trash et d’autres humoristes, comme François Massicotte, qu’il a accusé de recycler les blagues d’internautes et de collègues.

«C’est une joke que j’ai faite sur Twitter qui a mal viré», a-t-il expliqué, avant d’ajouter que le conflit avait été réglé par les deux hommes au téléphone.

Mais Massicotte n’a pas été la seule cible de Ward.

«Gad Elmaleh a volé beaucoup de numéros à beaucoup de mes amis», a expliqué l’humoriste québécois, qui s’était initialement emporté au sujet du plagiat qu’on reproche au Franco-Marocain dans un épisode du ballado Drunk Talk.

«Le problème avec Gad, c’est qu’il est tellement riche, tellement puissant que tout le monde a peur de le confronter, a justifié Ward dimanche. Vu que j’ai rien à perdre, vu que j’ai déjà pas mal tout perdu, je me suis dit : “Tant qu’à faire, je vais l’attaquer lui aussi vu que personne l’a fait.”»

Mike Ward ne s’est pas caché avoir lui aussi fait l’objet de telles accusations.

«Ce n’était pas la même joke, mais c’était la même idée», a-t-il concédé au sujet d’une blague dans son premier spectacle, qu’il avait «volée sans le savoir», l’avoue-t-il, au comédien américain Sam Kinison qu’il admire depuis sa jeunesse.

Pour se déculpabiliser, Mike Ward a financé un puits en Afrique (thewaterproject.org) – car la blague était sur les enfants noirs – sur lequel on peut lire: «Une joke sale a payé pour votre eau propre», aux dires de celui qui n’est pas à une ou deux controverses près de choquer les gens.

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