Culture
14:01 27 novembre 2018 | mise à jour le: 27 novembre 2018 à 15:27 temps de lecture: 2 minutes

Décès du poète québécois Claude Péloquin

Décès du poète québécois Claude Péloquin
Photo: YouTube

Le poète québécois Claude Péloquin est décédé d’un cancer généralisé à l’âge de 76 ans. Il s’est éteint à l’hôpital Marie-Clarac dimanche soir, a confirmé son agent René Corbeil à Métro.

Figure marquante de la contre-culture québécoise, on doit notamment à Claude Péloquin les paroles du succès Lindberg, interprétée par Robert Charlebois et Louise Forestier en 1969.

Cette chanson lui a d’ailleurs valu le prix Félix-Leclerc des Franco-Folies de Montréal la même année pour la Meilleure chanson canadienne originale.

C’est aussi lui qui est derrière la célèbre phrase: «Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves! C’est assez!», qui avait été inscrite sur la murale du Grand Théâtre de Québec en 1970. Depuis, elle a été citée dans de nombreuses œuvres, dont tout récemment dans le film À tous ceux qui ne me lisent pas.

Son premier recueil de poésie, Jéricho, a été publié en 1963. Depuis, Claude Péloquin avait publié une trentaine d’ouvrages. Son plus récent, La valse fatale, est paru en 2017.

«Je suis sous le choc», a réagi Étienne Poirier, directeur exécutif de la maison d’édition Écrits des Forges, qui a publié les deux plus récents ouvrages de Claude Péloquin.

L’éditeur a appris la nouvelle mardi par les médias. «Je ne m’attendais pas du tout à ça. Je ne savais pas qu’il était malade. René Corbeil, son agent, m’avait contacté pour le Salon du livre de Montréal il y a à peine trois semaines. Il m’avait seulement dit que Claude n’y serait pas. Je pensais qu’il partait en voyage.»

Selon M. Poirier, le poète souhaitait probablement ne pas ébruiter sa maladie. «J’ai l’impression qu’il a voulu partir droit et fier, comme il l’a toujours été.»

Reconnu pour son franc-parler, Claude Péloquin a tenu divers propos controversés au cours de sa carrière. Au micro de ICI Radio-Canada Première en 2014, il avait notamment qualifié l’immigration de «fléau».

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