Culture
16:59 30 novembre 2018

Critiques CD: Raphaël Dénommé, Artistes variés et Lesser Evil

Critiques CD: Raphaël Dénommé, Artistes variés et Lesser Evil
Photo: Getty Images/iStockphoto

Cette semaine, Métro a écouté les derniers albums de Raphaël Dénommé, Artistes variés et Lesser Evil.

Party dans l’bayou
Raphaël Dénommé
Bayou Saint-Laurent
•••½
Inventif, rafraîchissant, assumé et entraînant. Franchement, nos oreilles adorent cet album où se mêlent folk, country, blues et l’americana typique de la Louisiane. Raphaël Dénommé ne cache pas l’inspiration que lui a fournie cette région des États-Unis. Il y va à fond et c’est tant mieux pour nous. Même si deux morceaux nous font un peu grimacer (Maria et Downtown), la joie que nous apportent Fly Bine 
et Little Angel ainsi que l’ambiance de party décontracté qui se dégage de cet opus nous collent un sourire aux lèvres. – Carine Touma

Hypnotique
Artistes variés
SMS For Location Vol.2
•••
Le collectif montréalais Moonshine, formé de DJ et de beatmakers qui se rassemblent dans un lieu mystère le samedi suivant chaque pleine lune, présente une deuxième compilation de ses meilleurs grooves. L’ensemble est éclectique, mais très dansant, naviguant dans des zones où se croisent pur électro et rythmes afro-trap. On apprécie particulièrement Patrice Lumumba, relecture groovy d’un discours du célèbre homme politique congolais, et Douk Saga, hommage de Pierre Kwenders à ce pionnier de la musique ivoirienne. – Benoit Valois-Nadeau

Lugubre
Lesser Evil
Lesser Evil
••
Ce nouveau duo composé de deux amis d’enfance, Ariane M. et Christophe Lamarche-Ledoux (Chocolat, Organ Mood), offre un premier mini-album qui, à défaut d’être rassembleur, est très créatif. L’ensemble est plutôt lugubre, la voix d’Ariane M. est traversée par des synthétiseurs apportant un petit côté vintage. Bien que la pièce Caution soit psychédélique, pour ne pas dire acide, les trois autres pièces sont un peu plus paisibles et en subtilité. Les mélomanes cherchant à être déstabilisés y trouveront leur compte; les autres, un peu moins. Philippe Lemelin