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Ray Liotta est un gangster dans Killing Them Softly

Ray Liotta joue Markie Trattman dans Killing Them Softly. Photo: Melinda Sue Gordon

Ray Liotta sait comment donner une bonne (fausse) volée et comment en recevoir une, ce qu’il fait beaucoup dans son dernier film, Killing Them Softly.

Alors que les fans lui demandent encore de leur réciter des répliques de son rôle iconique dans Goodfellas, le natif du New Jersey ne dédaigne pas de se glisser à nouveau dans la peau d’un gangster, comme il le fait dans le nouveau film d’Andrew Dominik, Killing Them Softly (La mort en douce). Surtout que, cette fois-ci, il joue les gentils gangsters!

Dans ce film, le milieu interlope est comme un microcosme représentant le monde dans sa globalité. Tant de gens se sont sentis victimisés par la crise financière de 2008, le moment où se déroule l’action. Les mafieux qui se font escroquer représentent le public. Quel est le message allégorique là-dedans?
Simplement que tout le monde a besoin d’argent. Tout le monde a été touché par cette crise. On ne pense pas au fait que ç’a peut-être fait mal à des gens qui font des trucs illégaux.

C’est rafraîchissant que le film place la mafia dans ce contexte de crise, justement. Est-ce un des aspects du rôle qui vous a attiré?
C’était dans le livre aussi… mais ce n’est pas la raison pour laquelle j’ai pris le rôle. C’est plutôt parce que c’était une histoire très intéressante et que c’était agréable de jouer la victime plutôt que l’agresseur. En matière de «méchants» que j’ai joués, ça faisait changement!

Quelle a été l’histoire de mafia la plus étrange qu’on vous aie demandé de jouer?
J’ai souvent joué des policiers – des ripoux. Je n’ai joué un mafioso que deux fois, dans Goodfellas et dans un film qui doit sortir, Ice Man. Je me suis fait offrir un rôle dans The Sopranos, mais ce n’était pas le bon moment. Au début de ma carrière, j’ai fait très attention à limiter le nombre de méchants que je jouais. L’ironie, c’est que je ne me suis jamais battu, mais que je me fais toujours offrir des rôles de bagarreur!

Pourquoi croyez-vous que les films de mafia sont toujours aussi populaires?
Je pense que n’importe quoi qui met en vedette des criminels intrigue les gens. J’imagine que, par chance, c’est si loin de la vie ordinaire des gens qu’ils y voient un mode de vie qu’ils connaissent très peu, et c’est ce qui fait que ces films se démarquent.

On en parle tellement, dabs The Sopranos ou Goodfellas qu’il est difficile de croire qu’il y a encore des histoires à raconter.
C’est vrai. Pourtant, il y en a encore beaucoup. Comme pour les films de superhéros – c’est sensiblement la même histoire, avec des costumes différents.

Vous vous faites foutre toute une volée dans Killing Them Softly. Vous êtes-vous déjà blessé en tournant une telle scène?
Non. Ça fait plus mal quand on est celui qui donne la volée! Il faut faire confiance aux gens avec qui on travaille, parce qu’on doit vraiment savoir où viser; si l’angle de la caméra est bon, on n’a pas à frapper d’aussi proche. Mais on a toujours un peu peur que le coup de poing nous atteigne. Le truc, c’est qu’il ne faut pas anticiper ce qui s’en vient; ce qui est le plus frustrant, c’est que je sais que j’aurais pu me défendre contre ces deux gars qui me battaient! Ça nous a pris quelque chose comme deux jours pour faire cette toute petite scène, et il a fallu arrêter un moment qu’un des gars s’était fait mal au dos. Ils étaient très fragiles, ces deux-là.

Vous êtes-vous déjà surpris à apprécier une de vos batailles à l’écran?
Vous savez, on filme de tant d’angles différents, et je ne regarde pas les scènes dans le moniteur. Je fais confiance au coordonnateur de cascades et au directeur photo, au caméraman. Je sais que, dans Goodfellas, je poursuivais ce mec qui habitait en face de chez Karen, le personnage de Lorraine Bracco, et que c’était toute une bataille. Je m’en suis rendu compte à la réaction des gens. Ce pauvre gars!

Killing Them Softly
En salle vendredi

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