La fée, un conte à la sauce normande
Le trio Abel, Gordon et Romy revient sur les écrans avec La fée, une histoire d’amour burlesque dans le port du Havre, présenté à la dernière Quinzaine des réalisateurs à Cannes.
On ne se lasse pas de les voir danser, s’embrasser, se casser la figure avant de se relever pour danser, s’embrasser à nouveau. Après L’iceberg et Rumba, Dominique Abel et Fiona Gordon, couple adorable à l’écran comme à la ville, retrouvent le public avec La Fée, coécrit et joué avec leur compère Bruno Romy.
Dom est un veilleur de nuit à qui une fée vient rendre visite, pieds nus et en pyjama. Il a droit à trois souhaits. Et c’est parti pour une comédie visuelle, à la poésie décalée et aux catastrophes répétées. «C’est là qu’on voit la vraie nature humaine, remarque Dominique Abel. Quand les gens ont du succès, de l’argent, pas grand-chose ne se passe… Pour les personnages démunis du film, l’espoir se renouvelle sans arrêt, c’est sous-jacent dans tous nos films. On tombe, mais on se relève.»
L’histoire se déroule au Havre, ville très prisée des réalisateurs. «Le Havre peut être une ville très romantique, estime Fiona Gordon. Cette architecture quadrillée, ces énormes bateaux…» Abel renchérit : «Même l’industrie chimique, qui pue un peu, rend le paysage exceptionnel!» Le choix des décors réels donne parfois lieu à des gags cachés : l’hôtel de ville du Havre devient… un hôpital psychiatrique.
«On l’a dit à la municipalité d’une ville voisine, raconte Bruno Romy, et ils nous ont répondu : “Oh ben, c’est assez réaliste!”»
Le bistrot, autre élément récurrent des films du trio, sert de scène à la chanson d’une joueuse de l’équipe de rugby féminin du Havre, les Dieselles (!) «Le bar du film, L’Amour Flou, existe, précise Fiona. Il s’appelle Chez Marie-Louise. Il faut absolument y aller!»
La fée
En salle dès vendredi