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Après la page blanche, un deuxième album pour Bruno Mars

Bruno Mars Photo: James Mooney

Relax, cool, confiant – c’est du moins ce que Bruno Mars semble être quand il parle de son nouvel album, Unorthodox Jukebox. Et si aujourd’hui, il l’est sans doute, ce n’est pas toujours le cas!

Bruno Mars est né et a grandi sous le soleil d’Hawaï. Il a vendu des millions d’albums. Et il est mignon comme tout. Il a donc tout pour lui, non?

Mais le chanteur de 27 ans a eu bien de la difficulté à commencer son nouvel opus, qui suit l’immense succès de son premier disque Doo-Wops & Hooligans, paru en 2010.

«J’ai souffert du syndrome de la page blanche, j’ai passé deux mois sans trouver l’inspiration. Des semaines et des semaines à retourner en studio et à essayer d’écrire quelque chose de significatif. Ce n’est pas facile. Ça fait peur, j’ai craint de n’être plus jamais capable d’écrire quoi que ce soit», dit le chanteur, qui a poussé un soupir de soulagement quand les chansons lui sont enfin arrivées.

«Soudain, pour une raison quelconque, l’inspiration est revenue. Cette partie de mon cerveau s’est remise à fonctionner», explique-t-il.

Bruno Mars pense que les nombreux mois passés en tournée après avoir fait paraître Doo-Wops & Hooligans l’ont empêché de retourner en mode d’écriture.

«C’est une vie tellement répétitive, la tournée, voyager et chanter les mêmes pièces encore et encore. Quand ça se termine, la transition… on passe de jouer les mêmes accords encore et encore à essayer d’apprendre de nouveaux», dit-il avant d’admettre qu’il a de la difficulté à écrire s’il a la tête ailleurs.

«Quand rien n’occupe mon esprit, ça me laisse l’espace pour explorer, être créatif, précise-t-il. C’est dur de l’être quand on a des problèmes familiaux, par exemple…»

Il s’arrête et garde le silence quelques instants, avant de commencer à parler d’un sujet moins personnel.

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Bien qu’il soit nommé en l’honneur du lutteur professionnel Bruno Sammartino, la musique et non les sports était le passe-temps numéro 1 chez les Mars durant l’enfance de Bruno à Hawaï. Ses deux parents sont chanteurs, et il s’est produit devant de vrais publics – pas seulement papa et maman dans la cour arrière – depuis qu’il a trois ou quatre ans.

Il a gardé les mêmes idoles depuis cette époque, d’ailleurs. Il est toujours fan de Michael Jackson, Prince, Freddie Mercury et Sting – eh oui, son nouveau succès Locked Out of Heaven sonne peut-être un peu comme The Police, admet-il, sourire en coin.

«Il y a une ambiance ”années 1980” dans cette chanson qui n’était pas prévue. Mais mon affection pour cette progression d’accords, et les synthétiseurs, popularisés dans les années 1980, est ressortie encore plus sur cet album que sur le premier», dit-il, en faisant référence à cette décennie dans laquelle il est né comme à «une ère de grands chanteurs» : «Aujourd’hui, c’est plus une ère de programmes informatiques. Il y a une certaine beauté là-dedans aussi – je ne suis pas un snob qui considère qu’on ne fait plus de la vraie musique.»

Ce n’est pas seulement une question de goûts musicaux. Bruno Mars aime les gars qui ont joué de leur instrument jusqu’à ce que – pour paraphraser Bryan Adams – leurs doigts en saignent. Et c’est de cette façon qu’il a lancé sa propre carrière. «Je viens d’une école où il valait mieux être capable de chanter sa chanson en direct, et où la musique était mieux de sonner encore mieux en concert que sur l’album, se souvient-il. J’écoutais des concerts sur VHS, c’est pour ça que j’admirais tant Elvis, surtout le jeune Elvis. Michael Jackson, James Brown aussi. Ces gars pouvaient tout faire en live, et c’est une bonne arme à avoir.»

La liste de juke-box de Bruno
«Si on était dans un bar vers 22 h, qu’on avait pris 2, 3 bières, et que je vous donnais un dollar pour le juke-box, quelles sont les trois chansons que vous choisiriez?» a demandé Métro à Bruno Mars.

  • Whole Lotta Love de Led Zeppelin. «Pour installer l’ambiance…»
  • Ensuite, I’m Too Sexy de Right Said Fred. «Pourquoi pas? On a bu trois bières, je vous drague, je vais danser aussi.»
  • Et la troisième : My Heart Will Go On de Céline Dion. «Juste pour faire flipper tout le monde dans le bar. Mais je chanterais avec Céline!»


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