Soutenez

L'apocalypse selon le grand Maya Paquin

La fin du monde approche, selon Laurent Paquin. La preuve? Le CH a échangé Jaros­lav Halak, et Donald Lautrec effectue un retour à la chanson. Paquin et ses convives ont souligné l’arrivée de l’apocalypse avec un gala énergique et rythmé, hier soir au Théâtre St-Denis. «Tout a commencé avec le Big Bang. En 2012, ce sera le big badaboum bang.»

C’est avec la présentation d’une courte vidéo sur la disparition de l’homme que le spectacle a débuté. Des danseurs mayas ont par la suite envahi la scène pour un numéro au terme duquel l’animateur est apparu à la foule sous la robe géante d’une cantatrice. C’est ce qu’on appelle une entrée en matière.

Paquin a rempli son mandat en debut de soirée. Le comique est parvenu à énergiser l’auditoire grâce à un monologue truffé de blagues bien pensées inspirées de l’actualité. «Avant de vouloir contrôler l’utérus des femmes, l’Église devrait contrôler la bizoune de ses prêtres!» a-t-il lancé, au grand plaisir de la foule.

Après un extrait en demi-teintes de Philippe Laprise, Guy Nantel y est allé d’une de ses fameuses tirades sur les travers de la société. De sa vibrante montée de lait, on retiendra son lapsus «Ed-monotone» (au lieu d’Edmonton). Stéphane Fallu a profité de son passage sur scène pour insulter – avec plus ou moins de succès… et de tact – tous les humoristes qui lui tapent sur les nerfs. Parmi ses victimes, citons Mike Ward, Bruno Landry, Alex Perron («C’est-tu moi ou ses cheveux sont laids en cri…») et Jean-Francois Mercier. Ce dernier a pris sa revanche en surgissant des coulisses à la fin du numéro. Une fin en point d’exclamation pour un segment plutôt inégal.

Martin Petit est une fois de plus revenu avec son trio des pêcheurs. Cette fois-ci, par contre, à défaut d’être accompagné de Paquin et de Francois Morency, il était assis aux côtés d’Alex Perron et de Jean-François Mercier. Outre quelques répliques mordantes, le tout manquait de rythme. Pour marquer la fin du sketch, Alex Perron a même dû crier «Black! Ça s’arrête là!» à l’éclairagiste. Côté duo, les Denis Drolet (en super héros tout de brun vêtus) et les Grandes Gueules (qui se sont amusés à imaginer à quoi ressemblerait leur vie s’ils formaient un couple) ont diverti.

Le gala a aussi été le théâtre du retour de Marc Dupré, qui a reçu l’aide de Véronic DiCaire. Ensemble, ils ont imité quelques célèbres duos, dont Bryan Adams et Tina Turner (It’s Onl Love), Suzie Lambert et Marc Gagnon (Lance et compte), et René Angélil et Céline Dion. Le numéro a plu à la foule, qui s’est levée d’un bond après la finale, au cours de laquelle la paire a ressucité Gerry Boulet et Edith Piaf, le temps d’un vibrant Hymne à l’amour.

Dans leurs mots

Laurent Paquin animait un gala pour la septième année consécutive.

«La fin du monde, c’est comme la fin de Virginie : On se la fait promettre mais on n’y croit plus vraiment.» -Laurent Paquin

«C’est l’fun que Carey Price reste à Montréal, ça va lui permettre d’être proche de ses enfants
illégitimes.» -Jean-François Mercier

«Moi, une gang qui se réunit pour adorer un bedonnant, j’aime ça!» -Laurent Paquin, à propos du bouddhisme

«René m’a pigé dans l’échange de cadeaux cette année, et je le veux, mon Hummer.» -Marc Dupré, qui ne veut pas déplaire à son beau-père, René Angélil

Gala de Laurent Paquin
Au Théâtre St-Denis
Ce soir à 20 h

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.