Toute la vérité: un nouveau Maître au Palais
Télé. Au fil des trois saisons de Toute la vérité, on a fait la connaissance de plusieurs Maîtres. Il y a eu le beau Maître Parfait. Et puis le croche Maître Pourri. Désormais arrive dans le décor Maître Cowboy. Un avocat de la défense au langage coloré, incarné avec style par Marc Messier, qui plaide avec ardeur dans des causes très nobles. Bernard Dansereau, coauteur de la série avec Annie Piérard, nous donne un avant-goût de la quatrième saison qui commence lundi soir.
À ce jour, les héros de l’émission juridique diffusée sur les ondes de TVA étaient, d’abord et avant tout, les Procureurs. Et ils le sont encore. Mais voilà que débarque un personnage qui vient chambouler l’ordre établi. Tombeur de ces dames, Me Jacques Belhumeur, alias Maître Cowboy, parle fort, laisse souvent échapper un sacre, voire six, et donne un «vrai show» au juge et à l’assemblée. «Ça faisait longtemps qu’on voulait incorporer un avocat de la défense un peu différent qui s’occuperait de causes dans lesquelles on aurait envie qu’il gagne. Un personnage expressif, plus grand que nature, explique Bernard Dansereau. Et on est vraiment contents que Marc Messier ait accepté de participer à l’épisode, parce que c’est pour lui que ce rôle a été écrit!»
Outre la présence de Messier, et d’une nouvelle flamme dans la vie d’un des personnages principaux (surprise!), plusieurs révélations inattendues viennent ponctuer ce premier épisode de la nouvelle saison. Une saison qui, pour les coauteurs de la populaire série juridique, symbolise «un nouveau départ». Et qui leur permet de faire un semblant de pacte avec les spectateurs qui leur sont restés fidèles depuis le tout début. «Nous voulions leur dire : vous nous avez suivis. Maintenant, on va vous amener ailleurs. On continue, mais on ne va pas rester dans les mêmes eaux.»
Une façon, aussi, de permettre aux néophytes de plonger dans la télésérie sans qu’ils soient trop perdus? Et ce, même s’ils ont manqué les années précédentes? «C’est toujours ce qu’on espère, répond Bernard Dansereau. Mais j’ai l’impression que, de nos jours, il y a une grande portion de spectateurs qui sont des spectateurs intelligents. Ça ne leur prend pas trop longtemps pour savoir où on s’en va et comprendre le nécessaire!»
Reste que les personnages changent beaucoup au fil du temps. Le meilleur exemple d’une évolution fulgurante? Celle de Sylvain Régimbald. Un mauvais garçon notoire auquel Éric Bruneau, son interprète, a donné beaucoup de profondeur. «Il y a quelque chose de très fort qui émane de cet acteur, remarque Dansereau. Quelque chose qui a fait en sorte qu’on n’aurait jamais pu le laisser pendant quatre ans aux prises avec des problèmes de drogue!»
Eh oui, même après tout ce temps passé à côtoyer les personnages, Dansereau est encore surpris par les situations dans lesquelles ils l’emmènent parfois. «C’est toujours une danse entre les auteurs et les comédiens. Et ça peut souvent être très étonnant! En tant qu’auteur, on fait souvent des propositions. On envoie quelque chose à l’acteur et il arrive que ce dernier nous dise: ‘‘OK, tu veux m’envoyer là? Attache ta tuque, mon grand!’’»
Toute la vérité saison 4
À TVA
Le lundi à 21 h, dès lundi soir
Saison 3 offerte en DVD