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Bienvenue chez les fous!

Ned Ehrbar - Metro World News

Travailler avec deux réalisateurs peut être déroutant pour un acteur. C’est pourquoi le duo de réalisateurs formé d’Anna Boden et de Ryan Fleck a mis au point une méthode de travail. «L’un de nous seulement va parler aux acteurs, explique Ryan Fleck. Nous n’y allons jamais ensemble. De cette manière, ils n’ont pas à nous regarder tous les deux et à interpréter ce que nous disons tous les deux.»  

Cette méthode leur a été utile pour leurs Å“uvres précédentes, les acclamés Half Nelson et Sugar. Leur dernier film, une adaptation du roman pour jeunes adultes It’s Kind of a Funny Story, de Ned Vizzini, ne présente aucun symptôme du syndrome de l’acteur confus. Le film suit Craig (Keir Gilchrist), un adolescent dépassé qui se fait admettre dans un hôpital psychiatrique. Toutefois, comme les locaux du service pour jeunes sont en rénovation, il est placé avec les adultes. 

Même s’ils n’étaient pas au fait du travail accompli par Keir Gilchrist dans la série United States of Tara, les réalisateurs sont immédiatement tombés sous le charme de l’acteur de 18 ans. «C’est un adolescent typique, soutient Anna Boden. C’est un petit gamin punk qui arrive avec son coton ouaté à capuchon et des vêtements rapiécés. Il n’essaie pas de se prendre pour quelqu’un d’autre. Parfois, on rencontre de jeunes acteurs, et c’est comme s’ils voulaient être raffinés et professionnels. Avec lui, il n’y avait pas de faux-semblants.» 

Le personnage de Bobby, à la fois patient et mentor, est l’élément le plus intéressant de la distribution. Il est incarné par Zach Galifianakis, qui a pris un premier virage essentiellement sérieux. En réalité, son expérience en tant qu’acteur de comédie l’a presque empêché de décrocher le rôle, d’après Anna Boden. «Nous ne l’avions pratiquement vu que dans le film The Hangover, et nous n’étions pas convaincus qu’il convienne pour le film, précise-t-elle.

Mais nous sommes revenus sur certaines de ses performances de comique. Il y a quelque chose de vraiment intéressant qui se passe sous la surface chez lui. Lorsque nous l’avons rencontré, nous avons vu cette troisième facette de sa personnalité, c’est-à-dire une personne réaliste, charmante, très sympathique et souriante.» Ryan Fleck se souvient que Zach Galifianakis était tout aussi précieux en dehors de l’écran. «Zach est arrivé en retard à la deuxième moitié, raconte-t-il. Nous commencions tous à perdre un peu notre sang-froid et à être las d’être à la même place. Il faisait un froid glacial dehors, et ça devenait un peu déprimant. Zach s’est pointé et a réveillé tout le monde. Quand il est arrivé, il était charmant, et c’était agréable d’être en sa compagnie.»

It’s Kind of a Funny Story
En salle dès vendredi

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