Culture

Cette semaine, Métro craque pour… Polaroïd, Dark, Le dernier soir

L’expo Le projet Polaroïd est présentée au Musée McCord jusqu’au 15 septembre. Photo: Marilyn Aitken/Collaboration spéciale

Le projet Polaroïd
Dix ans après la fin de la production des films Polaroïd, ce format photographique fascine plus que jamais. La preuve, pas une, mais deux propositions culturelles consacrées à cet appareil emblématique de la fin du XXe siècle sont offertes. On recommande l’exposition du Musée McCord, qui retrace l’évolution de cette technologie, mais surtout, démontre l’inventivité qu’elle permet aux artistes d’avoir, dans un parcours d’une centaine de clichés. L’éventail des œuvres exposées – documentaires, abstraites, impressionnistes, etc. – est épatant. Si vous n’êtes pas rassasié par l’expo, le docu Instant Dreams raconte l’histoire hors du commun de cet appareil et de son inventeur, Edwin H. Land, par le regard de trois passionnés. Malheureusement, la mise en scène trop léchée plombe leurs propos. Marie-Lise Rousseau

Dark, saison 2
Les abonnés de Netflix attendaient sûrement avec impatience la sortie de l’ultra-populaire Stranger Things, et avec raison. Quant à ceux qui cherchent une série similaire, mais plus sérieuse et plus sombre – sans faire de mauvais jeu de mots – seront gâtés par la deuxième saison de Dark. La production allemande a fait un retour à la fin juin avec un mélange toujours parfait d’intrigue, de drame et de voyage dans le temps. Étalée sur 10 épisodes, cette deuxième saison continue à faire douter l’auditeur sur les intentions, bonnes ou mauvaises, d’une gamme de personnages sensiblement inchangée. François Carabin

Le dernier soir
Qui a tué Mario et Diane? C’est la question lancée par Monic Néron dans cette incursion de Radio-Canada dans le true crime. Le genre, popularisé par des séries comme Making a Murderer, incite la journaliste chevronnée à dépoussiérer un double meurtre non résolu datant de 1975. Avec l’aide de nombreux témoignages, de photos et de l’enquête de l’époque, on replonge dans cette sordide histoire, et c’est franchement bien ficelé. Les six épisodes sont disponibles sur TOU.TV et vous laisseront sur le bout de votre siège. Stéphane Morneau

Les étoiles vagabondes
Le rappeur français Nekfeu est un habitué des longs opus. Ses deux premiers albums totalisaient trois heures d’écoute. L’artiste de l’Hexagone présente cette fois Les étoiles vagabondes, un mastodonte de 19 chansons truffé de collaborations ingénieuses. Fidèle à son habitude, Nekfeu fait vagabonder ses mots sur ses mélodies. Regard sur la dépression du rappeur, l’enregistrement alterne entre ballades et produits plus trap pour un résultat qui regorge de petits bijoux. Nekfeu a depuis ajouté 15 titres à l’opus
pour un temps d’écoute de plus de 2 heures. Colossal. François Carabin

En chaloupe dans l’crushed stone
Dans ce recueil de poésie dont vous êtes le héros, Alexandre Deschênes reprend les codes des fameux romans jeunesse d’aventure et invite le lecteur, à bord de son embarcation, à prendre des décisions qui seront lourdes de conséquences dans son périple existentiel. Car «les choix ne mènent jamais exactement où l’on pense», note-t-il. Avec cette approche des plus ludiques, l’auteur aborde des thèmes sombres comme la dépendance, la fuite et la mort. Décidément, la poésie a le vent dans les voiles. Aux éditions de l’Écrou. Marie-Lise Rousseau

Un silence sexuel, un viol social
Il peut être difficile de mettre des mots sur un viol, et l’art devient parfois un éxutoire. Dans cette exposition, une vingtaine d’artistes concernés par les agressions sexuelles, mais aussi la vie «après», s’expriment à travers des œuvres très touchantes. Pour le second vernissage de ce soir, des témoignages racontés en live et un musicien viendront accompagner les visiteurs. Les bénéfices seront reversés à CRIPHASE, qui aide les hommes qui ont été victimes d’abus sexuels pendant leur enfance. Jusqu’au 8 juillet à la galerie ERGA, au 6394, boul. Saint-Laurent. Amélie Revert

Spider-Man: Far From Home
Les fans du tisseur de toile seront ravis par ce deuxième opus. Loin de chez lui, le héros rencontre des dangers qui menaceront son identité secrète et la vie de ses amis. Cette suite aux événements du dernier Avengers nous présente une version satisfaisante de l’homme-araignée. Interprété par Tom Holland, Peter Parker s’applique à sauver le monde, tout en gagnant le cœur de la belle «MJ». Une histoire bien ficelée, de l’humour et du sensationnalisme plein la vue, menant à une finale saisissante. En salle. Olivier Croteau

Et on se désole pour… Tarantino et la retraite
Ainsi, le réalisateur Quentin Tarantino songerait fortement à cesser de tourner après son 10e film. C’est du moins ce qu’il laisse entendre en entrevue à la veille de la sortie de Once Upon a Time… in Hollywood, son neuvième long-métrage, qui s’annonce comme un très bon cru. Même si on est aussi un amateur de chiffres ronds et qu’on ne veut pas que le réalisateur derrière Pulp Fiction et Kill Bill tourne son «film de trop», on se désole tout de même qu’un artiste si talentueux tire sa révérence si tôt. Croisons les doigts pour qu’il change d’idée. Benoit Valois-Nadeau

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