Culture

7e ciel: cette semaine, Métro craque pour Douleur et gloire, Atlantique…

7e ciel: cette semaine, Métro craque pour Douleur et gloire, Atlantique…

7e ciel: Métro vous présente les coups de coeur de la rédaction de la semaine.

1 – Douleur et gloire

C’est l’histoire d’un cinéaste en panne, souffrant de douleurs chroniques, qui retrouve l’inspiration après une série de retrouvailles. C’est l’histoire (en partie) de Pedro Almodóvar, cinéaste loin d’être en panne (heureusement!), mais qui, tout comme son alter ego brillamment interprété par Antonio Banderas – primé à Cannes –, a puisé dans ses souvenirs d’enfance auprès de sa mère (interprétée avec tendresse par Penélope Cruz) pour nourrir sa création. C’est toujours un bonheur de retrouver Almodóvar, d’autant plus qu’il est ici au sommet de son art. À 70 ans, le réalisateur espagnol maîtrise plus que jamais l’autofiction et la mise en abyme. Comme toujours, nos yeux se régalent de ses images aux couleurs éclatantes et aux compositions détaillées. Le tout est parsemé d’une petite dose de mélodrame, comme lui seul sait le faire, ainsi que d’une bonne touche d’humour. Marie-Lise Rousseau

2 – Atlantique

Ada et Souleiman s’aiment. Celui-ci décide pourtant de prendre le large avec ses collègues. De cette échappée nocturne, il ne reviendra jamais. Enfin, presque. Le premier long métrage de Mati Diop est une fable où les morts, guidés par l’amour et la justice, reviennent hanter les vivants. Des images de l’océan qui baigne Dakar subliment le récit, dont l’originalité et l’intensité ont été auréolées du Grand Prix au dernier Festival de Cannes. Présenté au Festival du nouveau cinéma, dimanche à 13 h 30, au Quartier Latin. Amélie Revert


3 – Cinéma VR au FNC Explore

Cette fin de semaine, ne manquez pas la partie gratuite de la programmation du FNC consacrée au cinéma en réalité virtuelle. Cette année encore, le festival met en avant cette technologie qui ouvre le champ des possibles au septième art. Animations, documentaires et œuvres immersives vous plongeront dans des univers graphiques singuliers et envoûtants. Une vingtaine de réalisations venues du monde entier sont à découvrir. Jusqu’au 20 octobre au Complexe Desjardins et à l’Hexagram de l’UQAM. Zoé Magalhaès


4 – White Fragility

Être accusé de racisme, ça fait mal. Mais pourquoi? Et comment en discuter dans la convivialité? White Fragility est un passage obligé pour comprendre le mot le plus sexy de l’heure: la diversité. Robin Diangelo nous y explique les réactions contre-productives que les personnes blanches peuvent avoir lorsque leurs opinions sur le racisme sont remises en question et comment celles-ci maintiennent les inégalités raciales. La sociologue aborde le racisme en fonction de la suprématie blanche. Un livre qu’on a envie de laisser sur le coin de table de ben des mononcles… Aux éditions Beacon Press. Lela Savic

5 – Celle que je suis, de Geneviève Leclerc

Geneviève Leclerc séduit par sa voix et sa capacité de livrer des émotions à l’état brut. Son deuxième opus revisite des classiques comme Tue-moi, de Dan Bigras. Mon coup de cœur revient à son interprétation vibrante et sincère de la chanson Je ne t’écrirai plus. On aime particulièrement L’habitude de toi, dédiée à ces couples qui résistent à la routine. Ses fans pourront voir
son spectacle éponyme à la Cinquième salle de la Place des Arts. Annie Bourque


6 – Bitch!

Êtes-vous du type pilule rouge ou pilule bleue? Les protagonistes de cette «incursion dans la manosphère», réalisée par Charles Gervais et menée par Marc-André Sabourin, ont avalé la rouge, celle qui, façon La matrice, permettrait de saisir la vérité. Celle des hommes fréquentant la manosphère – ces lieux virtuels où évoluent MGTOW (Men Going Their Own Way), masculinistes, pick up artists (PUA) et «incels» (célibataires involontaires) –, c’est qu’ils sont victimes des femmes. En leur donnant la parole, ce docu (et le reportage écrit qui l’accompagne dans L’actualité) démystifie ce coin sombre du web avec de précieuses nuances. En effet, si les propos haineux qui y sont partagés sont inacceptables, ils découlent d’une souffrance réelle. Sur telequebec.tv. Marie-Lise Rousseau


7 – L’hommage à Luke Perry par Riverdale

La très attendue nouvelle saison de Riverdale est débarquée sur Netflix la semaine dernière. Si on s’attendait à découvrir une nouvelle intrigue, la production a plutôt choisi de nous prendre par les émotions avec un hommage au regretté Luke Perry. Touchante, émouvante, mais surtout humaine et terre-à-terre, l’émission nous serre le cœur. Ce qu’on apprécie le plus, c’est la sincérité des acteurs, eux-mêmes personnellement affectés. Leur jeu permet de sentir la présence du personnage de Luke. Sur Netflix. Sébastien Larocque


Et on se désole pour…Le FNC et les sous-titres

Encore une fois cette année, le Festival du nouveau cinéma offre une programmation de qualité. Seul bémol, l’absence généralisée de sous-titres en français pour une programmation qui comporte une grande part de films internationaux, comme le brésilien Bacurau. Et pourtant des titres en français comme Varda par Agnès ou Les fleurs oubliées ont droit à des sous-titres en anglais. N’y a-t-il pas quelque chose d’étrange à devoir passer par l’anglais pour apprécier un film en russe ou en portugais? Pour citer un grand philosophe : «En français SVP!» Benoit Valois-Nadeau