Soutenez

Les meilleurs films de 2010… que personne n'a vus

Marc-André Lemieux, Natalia Wysocka, Ned Ehrbar et Martin Gignac - Métro

Le succès critique ne se traduit pas toujours par un succès populaire. Métro a dressé la liste des 15 meilleurs longs métrages de 2010 qui auraient mérité un meilleur sort au box-office.

Never Let Me Go (Auprès de moi toujours)
de Mark Romanek

Tiré d’un roman salué par la critique, ce beau film, quoiqu’un peu morne, n’est déjà plus en salle. Et, pire, à peu près personne ne sait qu’il existe. On a l’impression de revivre la situation de The Road, et c’est tragique.

The Trotsky (Le Trotski)
de Jacob Tierney

Le charismatique Jay Baruchel fait bon usage de sa drôle de bouille dans The Trotsky, un teen movie drôle et intelligent comme il ne s’en fait plus. Le réalisateur Jacob Tierney nous montre la ville de Montréal sous un très beau jour… et dans toutes ses langues.

The Ghost Writer (L’écrivain fantôme)
de Roman Polanski

Les gens ont peut-être confon­du The Ghost Writer avec une série pour enfants ou un film de super-héros de Nicolas Cage. Peu importe la raison, le public est passé à côté d’un des meilleurs films pour les grands de l’année.

Please Give (La beauté du geste)
de Nicole Holofcener

Un peu comme Lisa Cholodenko, qui examine la vie des yuppies de la côte Ouest américaine dans The Kids are All Right, Nicole Holofcener s’attaque avec amour au mode de vie des New-Yorkais.

Mother and Child (Destin de femmes)
de Rodrigo Garcia

Annette Bening reçoit beaucoup d’attention pour son travail dans The Kids are All Right, mais c’est dans ce film de Rodrigo Garcia, qui explore toutes les facettes de l’adoption, que l’actrice offre une performance digne d’un Oscar.

Fair Game (Enjeux)
de Doug Liman

Ce film aurait dû soulever une nouvelle vague de colère à propos du scandale de Valerie Plame. Au lieu de cela, Fair Game n’a attiré que quelques commentaires désobligeants sur les prises de position politiques de Sean Penn.

I am Love
de Luca Guadagnino

On tend à oublier que maman a raison, qu’elle soit ultra protectrice comme dans le déstabilisant Mother ou qu’elle brise ici l’équilibre familial. Et n’importe qui aimerait avoir Tilda Swinton pour nous le rappeler.

Scott Pilgrim vs. The World (Scott Pilgrim vs. le monde)
de Edgar Wright

Le fait que le studio ait offert des tonnes de représentations gratuites pour ce film explique peut-être sa mauvaise performance au box-office. Quand la sortie officielle a eu lieu, tout le monde qui voulait voir Scott Pilgrim vs. The World l’avait déjà vu.

The Switch (L’échange)
de Jason Bateman

Les gens ont peut-être évité ce film parce qu’ils croyaient qu’il s’agissait d’une autre comédie romantique de Jennifer Aniston. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’il s’agissait en fait d’une comédie noire.

Animal Kingdom (La loi du plus fort)
de David Michôd

Ce film australien portant sur une famille de gangsters est loin d’avoir ameuté les foules en Amérique du Nord. C’est bien dommage, car très peu de gens ont pu voir la performance de Jacki Weaver dans le rôle de la matriarche du clan.

Les signes vitaux
de Sophie Deraspe

C’est l’équation parfaite que personne n’a jamais devinée : la Vieille Capitale sous la neige + la lumineuse Marie-Hélène Bellavance, qui pourrait bien être la Charlotte Gainsbourg de la Belle Province + le retour à l’écran de la mythique Danielle Ouimet.

Kinski Jesus Christus Erlöser
de Peter Geyer

Les privilégiés qui ont vu ce documentaire explosif au Goethe-Institut ont pu prendre toute la mesure de la folie de Klaus Kinski, l’acteur fétiche de Herzog… et l’ont sûre­ment encore en mémoire.

Mother
de Joon-ho Bong

Pas un autre film étranger bizarre avec des sous-titres – l’argument principal pour repousser le «spectateur ordinaire»? Oui. Mais à l’instar de I am Love et de Oncle Boonmee, ce drame/ suspense/comédie n’en finit pas de fasciner.

Berlin Calling
de Hannes Stöhr

Présentée au dernier Piknik Électronik, cette fiction lucide évoquant des lendemains de veille
douloureux, des rencontres de bar furtives et comportant de la méchante bonne miouse met en vedette le DJ allemand Paul Kalk-brenner dans un rôle parfait pour lui.

Trois temps après la mort d’Anna
de Catherine Martin

L’affiche n’était pas fameuse et le sujet donnait le goût de se trancher les veines. Les rares cinéphiles qui ont pu voir ce film se demandent pourtant encore pourquoi cet effort de Catherine Martin n’a pas autant voyagé qu’un Incendies.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.