Bon Jovi sur les traces des Stones
Qu’est-ce qu’une formation ayant vendu 125 millions d’albums, donné 2 700 concerts et joué devant 35 millions de fans peut bien demander de plus? «Nous voulons être les Rolling Stones», déclare le guitariste de Bon Jovi, Richie Sambora, au cours d’une téléconférence avec la presse nord-américaine.
L’objectif que s’est fixé le quintette du New Jersey semble à sa portée. Un quart de siècle après ses débuts, Bon Jovi cartonne toujours sur les planches. Et, à l’instar de Jagger et compagnie, il ne montre aucun signe de fatigue. La preuve : avec des recettes de 146 M$, Bon Jovi a réalisé la tournée la plus lucrative de 2010, selon Billboard. Un exploit qu’il répétait pour la deuxième fois en trois ans.
Les rockeurs américains paraissent déterminés à conserver leur titre en 2011. À Montréal, trois concerts sont prévus au Centre Bell. Les premiers auront lieu les 17 et 18 février, alors qu’une supplémentaire vient d’être annoncée pour le 4 mai. Au menu, les titres de Greatest Hits, une compilation de type best-of que le groupe a lancée en octobre dernier. «Notre aventure n’est pas terminée, insiste Sambora. Nous sommes loin de la retraite. Nous allons continuer d’évoluer, d’écrire de nouvelles chansons, d’enregistrer de bons disques et de remplir des stades.»
Malgré leur immense succès populaire, les gars de Bon Jovi ont mis du temps à obtenir la reconnaissance de la critique et de leurs pairs (ils ont participé à la cérémonie des Grammy pour la première fois en 2010). Il y a quelques mois, on leur refusait l’entrée au Temple de la renommée du rock’n’roll. La formation ne semble pas s’embarrasser de ces détails. «Le respect que nous méritons, nous l’obtenons du public, note Richie Sambora. Notre but a toujours été – et sera toujours – de prendre soin de nos fans. Et je crois que là-dessus, nous avons fait du bon boulot.»
Les membres de Bon Jovi chérissent aussi l’amitié qui les unit. À en juger par leurs paroles, l’argent et la gloire n’ont jamais menacé l’unité du groupe, qu’ils protègent jalousement. «Je n’aime pas me vanter, mais nous sommes de bons garçons, dit Sambora. Nous nous aimons sincèrement. Nous sommes des frères. Je ne veux jouer avec personne d’autre.»
Une pause de deux ans
Une fois la tournée terminée, Bon Jovi compte prendre une pause d’environ deux ans. Sur la route depuis février 2010, le groupe ressent le besoin de quitter le feu des projecteurs. «Parfois, tu dois disparaître pendant quelque temps, pour qu’à ton retour, les gens t’apprécient davantage, indique Tico Torres. Tu dois vivre ta vie et recharger tes batteries… en tant qu’artiste, mais aussi en tant qu’être humain.»
Que les amateurs du quatuor se rassurent : la dernière fois que les gars ont voulu se reposer après une éreintante tournée, ils ont fini par composer non seulement deux nouvelles chansons pour une compile, mais un album complet de matériel inédit. «Je ne pense pas pouvoir prédire ce qui va vraiment se passer, mais j’ai eu plusieurs conversations avec Jon [Bon Jovi] à ce sujet, et lui non plus, il n’en a pas la moindre idée!» s’exclame Richie Sambora.
Bon Jovi
Au Centre Bell
Les 17 et 18 février
Supplémentaire le 4 mai
(billets en vente demain midi)