Culture
10:33 7 août 2020 | mise à jour le: 7 août 2020 à 10:33 temps de lecture: 5 minutes

7e Ciel: on craque pour l’expo «Cercanía» et des séries

7e Ciel: on craque pour l’expo «Cercanía» et des séries
Photo: Collaboration spéciale«Cercanía» est présenté jusqu’à la fin de septembre à Arsenal art contemporain

Les journalistes de Métro vous présentent leurs sept coups de cœur culturels de la semaine, dont l’exposition Cercanía, et les séries de Netflix Umbrella Academy et Street Food.

Cercanía

Arsenal art contemporain de Montréal accueille actuellement Cercanía, une exposition immersive de l’artiste multimédia Rafael Lozano-Hemmer. Frappé par la pandémie de COVID-19, le créateur mexicain a voulu proposer aux visiteurs des œuvres avec lesquelles ils peuvent interagir tout en respectant la distanciation sociale. Ces 12  pièces de Cercanía mettent la technologie à la portée de l’humain qui peut, en se déplaçant physiquement, influencer leur orientation. Par exemple, une immense fresque multimédia contient une foule de lettres qui, selon les mouvements du public, s’animent pour former les phrases d’un écrit du sociologue Stuart Hall. Coup de cœur de Métro: la grande pièce recouverte de capteurs sonores et lumineux qui s’animent pour reproduire les bruits d’une jungle luxuriante.
Chloé Machillot

Umbrella Academy, saison 2

Les sept frères et sœurs Hargreeves n’ont pas réussi à empêcher l’apocalypse et doivent revenir dans le temps pour sauver leur peau – et le monde. Sauf qu’il y a un gros pépin: ils se retrouvent séparés à différents moments des années 1960, à Dallas. Comme pour la première saison, les choix musicaux sont à la fois judicieux et hilarants. Et maintenant que nous sommes familiers avec les personnages et leur univers, le rythme de l’intrigue est si enlevant qu’on a englouti tous les épisodes en deux jours. Oups…
Sur Netflix
Josie Desmarais

Street Food: Amérique latine

Après l’Asie, la série documentaire de David Gelb (créateur de Chef’s Table) et de Brian McGinn nous emmène dans les rues d’Amérique latine afin d’y découvrir mille et une saveurs qui font la réputation des pays comme la Bolivie, la Colombie ou le Brésil. Des tlayudas d’Oaxaca aux tortillas et fugazettas (avec beaucoup, beaucoup de mozzarella) de Buenos Aires en passant par le combinado (plat de ceviche et de calamars frits) de Lima, on ne peut qu’avoir l’eau à la bouche devant ces six épisodes à la production hyper léchée.
Sur Netflix
Amélie Revert

Mangez local!

Pourquoi attendre la nouvelle année pour prendre des résolutions alors qu’on peut en faire au mois d’août? Avec Mangez local! Recette et techniques de conservation pour suivre le rythme des saisons, il suffit de se laisser guider par Julie Aubé. Au fil des pages, elle nous apprend à suivre le rythme des saisons avec de nombreuses astuces, déboulonnant au passage quelques mythes. Manger local (presque) toute l’année est désormais à portée de main avec ce guide dans notre bibliothèque.
Aux éditions de l’Homme
Alice Chiche

Parle-moi de ça de Dylarama

Avec son deuxième mini-album, Dylarama propose un ensemble smooth et très réussi de musique électronique pop et contemporaine avec des textes aussi simples que naïfs. Le premier extrait, Comme des dominos, est parfait à écouter le matin pour se mettre de bonne humeur avec sa mélodie et ses paroles qui restent en tête longtemps. On craque aussi, bien sûr, pour la pochette de l’EP: un collage où l’on voit l’artiste montréalais entouré de dizaines de chats. Tellement cute! En vente dès aujourd’hui
Amélie Revert

Boîtes d’allumettes

Ce premier roman de Martina Chumova est une touchante réflexion sur la mémoire, l’immigration et la vie montréalaise. En courts chapitres situés entre l’Europe de l’Est et Mont- réal, entre le passé et le présent, la narratrice de ce récit imagé aux phrases poétiques offre un témoignage intime et éclairant de l’expérience de la diaspora. Née en feu Tchécoslovaquie et installée à Montréal, elle s’adresse à un amoureux qui manque cruellement d’écoute. En rassemblant par écrit ses souvenirs épars, empreints de précieux détails visuels et d’odeurs, peut-être comprendra-t-il enfin qui elle est et d’où elle vient?
Aux éditions Cheval d’août
Marie-Lise Rousseau

Chelsea Peretti dans Spinster

L’humoriste américaine et ex-interprète de l’hilarante Gina dans Brooklyn Nine-Nine (la série n’est plus la même depuis le départ de sa réceptionniste/danseuse de la troupe Floorgasm) tient un premier rôle au grand écran dans cette charmante anti-comédie romantique de la réalisatrice Néo-Écossaise Andrea Dorfman. Elle y joue Gaby, qui apprivoise le célibat à l’aube de sa quarantaine. L’humoriste prête à merveille sa touche d’humour grinçant et cynique à sa protagoniste, ce qui la rend particulièrement irrésistible.
En VSD
Marie-Lise Rousseau


Et on se désole pour…

La culture réservée aux voitures

On comprend que dans
les conditions actuelles, les promoteurs d’événements culturels doivent redoubler de créativité pour assurer la survie de leurs projets. Une des propositions populaires cet été est de présenter des spectacles dans les ciné-parcs et grands stationnements. Sans vouloir blâmer une rare solution qui respecte les consignes de santé publique, on se désole qu’en plus d’être impersonnelle et pas très écolo, cette pratique prive les citoyens qui n’ont pas de voiture d’un accès à la culture.
Marie-Lise Rousseau

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