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Patrick Demers: deux têtes valent mieux qu'une

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Pour Patrick Demers, un film ne s’écrit pas qu’au début. Le processus se poursuit jusqu’au montage, car ses comédiens participent à la création du scénario au fur et à mesure.

Pourquoi privilégier cette méthode de tournage?
Aux études, j’ai vu le film Love Streams de John Cassavetes, qui utilisait cette méthode, et je n’en revenais pas à quel point le jeu des acteurs était fort. Ensuite, avec la course Destination-monde, j’ai fait du documentaire et appris à capter plutôt qu’à construire. Un jour, j’ai fait un premier court métrage en demandant aux acteurs d’improviser autour d’un canevas, et cette méthode a bien fonctionné pour moi.

Aviez-vous en tête de faire un thriller dès le départ?
Je voulais me servir du thriller comme balise, ou filet de sécurité. Le thriller comprend des codes qu’on connaît tous. C’était important pour moi d’arriver à un résultat qui soit «grand public», puisque la méthode était expérimentale. La démonstration a plus de poids comme ça. Le thriller me permettait de ne pas me perdre dans mon laboratoire de création.

La trame sonore est très particulière, elle rappelle les films d’Hitchcock…
Oui, Hitchcock entre autres, mais l’inspira­tion vient surtout de films japonais des années 1960. Ce sont des sonorités que j’ai retrouvées un peu avec des pièces de Stravinsky, dont mon musicien s’est inspiré. La musique était importante pour moi; on dirait qu’on traverse une période où il peut juste y avoir des silences dans les films!  

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