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Ingrid St-Pierre : Par amour pour Desjardins

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Quand elle était toute petite, Ingrid St-Pierre est tombée amoureuse de Richard Desjardins. «J’ai commencé à l’écouter quand j’avais quatre ou cinq ans. Je voulais me marier avec lui, ce qui faisait sourciller mes parents! Mon premier spectacle a été un lipsync sur sa chanson Le bon gars, quand j’avais six ans», raconte-t-elle.

Vingt ans plus tard, la passion d’Ingrid St-Pierre pour les chansons à textes ne s’est pas estompée. La jeune femme lance aujour­d’hui son premier album, Ma petite mam’zelle de chemin, une collection de piè­ces piano-voix, aux titres évocateurs (Mercure au chro­me et p’tits pansements, Une luciole sur un high) et aux textes riches en images et en humour.

«J’aime m’inspirer de moments du quotidien que je trouve beaux, dit-elle. Quand j’écris quelque chose sur un sujet un peu plus triste, comme l’Alzheimer de ma grand-mère ou le divorce de mes parents, j’essaie de garder une certaine légèreté. La lourdeur, ce n’est pas pour moi. J’ai essayé de faire un album un peu « sourire en coin ».»

Le titre du CD, Ma petite mam’zelle de chemin, évoque tout le chemin que la jeune femme a parcouru pour en arriver à ce disque. «Ç’a été un beau grand projet, souligne-t-elle. Avec Dominique Messier, mon réalisateur, on a tricoté, bricolé cet album une note à la fois. J’ai veillé à ce que tout soit le plus simple et le plus pur possible.»

Même s’il s’agit d’un premier opus, Ingrid St-Pierre compte déjà sur un public fidèle qu’elle a conquis au fil des cinq dernières années, en chantant toutes les semaines dans des cafés de Trois-Rivières. «Ma musique se prête mieux aux cafés qu’aux bars», rigole-t-elle.

«Même si les réseaux sociaux nous donnent accès au monde entier, j’ai adoré cette façon de procéder, parce que ça m’a permis de rencontrer les gens et d’apprendre à les connaître. Leur fidélité est le plus beau cadeau qui soit.»

Ma petite mam’zelle de chemin permettra sans doute à Ingrid St-Pierre d’élargir son auditoire, mais  la chanteuse tient à conserver ce précieux contact avec le public trifluvien.

Il faut dire que l’intégrité est une valeur que l’artiste chérit particulièrement : «Je me suis toujours dit que je serais fidèle à moi-même, quitte à ne jamais passer à la radio. Et que si je perçais un jour, ça serait en tant que moi, Ingrid St-Pierre, et personne d’autre.»

Maintenant que son disque a vu le jour, quel rêve caresse la petite blonde? «Faire beaucoup de spectacles, c’en est un, c’est sûr… et sinon, j’espère encore rencontrer Richard Desjardins un jour! Et peut-être faire de la musique avec lui, pourquoi pas?»

Ma petite mam’zelle de chemin
Présentement en magasin
Lancement à La Tulipe
Mardi à 18 h

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