Ingrid St-Pierre : Par amour pour Desjardins
Quand elle était toute petite, Ingrid St-Pierre est tombée amoureuse de Richard Desjardins. «J’ai commencé à l’écouter quand j’avais quatre ou cinq ans. Je voulais me marier avec lui, ce qui faisait sourciller mes parents! Mon premier spectacle a été un lipsync sur sa chanson Le bon gars, quand j’avais six ans», raconte-t-elle.
Vingt ans plus tard, la passion d’Ingrid St-Pierre pour les chansons à textes ne s’est pas estompée. La jeune femme lance aujourd’hui son premier album, Ma petite mam’zelle de chemin, une collection de pièces piano-voix, aux titres évocateurs (Mercure au chrome et p’tits pansements, Une luciole sur un high) et aux textes riches en images et en humour.
«J’aime m’inspirer de moments du quotidien que je trouve beaux, dit-elle. Quand j’écris quelque chose sur un sujet un peu plus triste, comme l’Alzheimer de ma grand-mère ou le divorce de mes parents, j’essaie de garder une certaine légèreté. La lourdeur, ce n’est pas pour moi. J’ai essayé de faire un album un peu « sourire en coin ».»
Le titre du CD, Ma petite mam’zelle de chemin, évoque tout le chemin que la jeune femme a parcouru pour en arriver à ce disque. «Ç’a été un beau grand projet, souligne-t-elle. Avec Dominique Messier, mon réalisateur, on a tricoté, bricolé cet album une note à la fois. J’ai veillé à ce que tout soit le plus simple et le plus pur possible.»
Même s’il s’agit d’un premier opus, Ingrid St-Pierre compte déjà sur un public fidèle qu’elle a conquis au fil des cinq dernières années, en chantant toutes les semaines dans des cafés de Trois-Rivières. «Ma musique se prête mieux aux cafés qu’aux bars», rigole-t-elle.
«Même si les réseaux sociaux nous donnent accès au monde entier, j’ai adoré cette façon de procéder, parce que ça m’a permis de rencontrer les gens et d’apprendre à les connaître. Leur fidélité est le plus beau cadeau qui soit.»
Ma petite mam’zelle de chemin permettra sans doute à Ingrid St-Pierre d’élargir son auditoire, mais la chanteuse tient à conserver ce précieux contact avec le public trifluvien.
Il faut dire que l’intégrité est une valeur que l’artiste chérit particulièrement : «Je me suis toujours dit que je serais fidèle à moi-même, quitte à ne jamais passer à la radio. Et que si je perçais un jour, ça serait en tant que moi, Ingrid St-Pierre, et personne d’autre.»
Maintenant que son disque a vu le jour, quel rêve caresse la petite blonde? «Faire beaucoup de spectacles, c’en est un, c’est sûr… et sinon, j’espère encore rencontrer Richard Desjardins un jour! Et peut-être faire de la musique avec lui, pourquoi pas?»
Ma petite mam’zelle de chemin
Présentement en magasin
Lancement à La Tulipe
Mardi à 18 h