The Year Dolly Parton Was My Mom: les rôles qu'on se donne
Même si on la remarque peut-être moins qu’un Claude Legault ou un Rémy Girard, Macha Grenon est bien présente sur les écrans québécois. Après avoir fait une apparition dans le populaire Barney’s Version, la voilà, toujours en anglais, cette fois dans The Year Dolly Parton Was My Mom, où elle campe une mère qui est à peine moins rigide que celle qu’elle interprétait dans L’enfant prodige.
«Je joue des mères qui ne sont pas l’incarnation de la maternité idéale, explique-t-elle avec un sourire enjoué. Mais c’est précisément ce que je trouve intéressant. Ce sont des femmes comme il y en a beaucoup sur la planète. À partir du moment où mon personnage devient une mère imparfaite, il y a un rapprochement avec sa fille.»
Cette dernière est incarnée par la nouvelle venue Julia Stone, qui a obtenu le rôle en décrochant une audition grâce à Facebook. Elle joue une adolescente de 11 ans qui est convaincue d’être la fille de Dolly Parton! «C’est quelqu’un qui est comme moi, qui est très déterminée, et qui serait prête à faire beaucoup pour obtenir ce qu’elle veut», lance la jeune comédienne avec entrain.

The Year Dolly Parton was my Mom en vidéo
L’intrigue du premier long métrage de fiction de Tara Johns se déroule dans les années 1970. Tourné à Montréal et dans les vastes paysages des Prairies, le récit s’articule autour de deux personnages d’une même famille qui sont en pleine évolution. «Il y a un thème qui ressort de tout ça, et c’est la quête identitaire féminine, développe la cinéaste. La mère et la fille essayent de trouver leur place dans ce monde qui est en transition.»
La société change rapidement à cette époque charnière où les rôles sexuels ne sont plus les mêmes. Les femmes comme celle défendue par Macha Grenon peuvent troquer leur tablier contre autre chose, mais elles n’y sont pas obligées. «Ce mouvement féministe a amené aujourd’hui la possibilité de choisir, rappelle l’actrice québécoise. En 2011, c’est tout à fait honorable pour une femme de rester à la maison et de prendre soin de ses enfants. Et ça, c’est important de le dire.»
Le fantôme de Dolly
Même si elle n’est pas la protagoniste de The Year Dolly Parton Was My Mom, la célèbre chanteuse country en est sûrement la muse. Sa présence résonne dans chaque scène comme le spectre d’une ancienne amoureuse. Elle incite l’héroïne à continuer à avancer et sa musique est interprétée par une nouvelle génération d’artistes (Martha Wainwright, Nelly Furtardo, Geneviève Toupin, Coral Egan…) «Comme un peu tout le monde, c’était un personnage de mon enfance qui était un peu caricatural, raconte Macha Grenon en parlant de son initiation à l’univers de la compositrice. C’était une image plus grande que nature. Et quand j’ai lu sa biographie, mes deux bras sont tombés… C’est une femme brillante, une pionnière qui a bâti beaucoup dans Nashville, qui est un lieu d’hommes.»
The Year Dolly Parton Was My Mon
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