William Deslauriers: un vrai rêve éveillé
Pieds nus, souriant, guitare en main, William Deslauriers semblait s’amuser ferme lors de la répétition de son spectacle. Il y a de quoi : entouré de musiciens de la trempe de Scott Price (claviers), de Pierre Hébert (percussions) et de Jeff Smallwood (guitare), l’ex-académicien peut se vanter de vivre un véritable rêve éveillé. «Je suis le plus nobody de la gang! s’exclame-t-il d’ailleurs au sujet des «trois Jedis» qui l’accompagnent sur scène durant la tournée Recommencer tout à zéro, qui s’arrête à Montréal jusqu’à samedi. Et je ne peux toujours pas croire à ma chance. Quand on faisait l’album, je leur disais que j’aimerais bien qu’ils partent en tournée avec moi, mais je ne me faisais pas trop d’attentes, vu leurs horaires hyper chargés. Mais ils ont bougé quelques trucs pour pouvoir venir avec moi.»
Pour le jeune homme d’à peine 20 ans, travailler avec ces musiciens est une école sans pareil. «Quand je faisais Star Académie, c’était super, mais je n’avais rien le temps de voir aller, se souvient-il. L’expérience que j’ai avec ces gars-là, c’est tout le contraire. Les côtoyer m’apporte un côté humain que je n’avais pas avant. Et puis, si le succès venait à me monter à la tête, disons qu’ils me remettraient à ma place assez rapidement! Ils m’ont aussi apporté une maturité musicale – je suis bien meilleur à la guitare que l’année passée!»
Durant le spectacle, le jeune homme et ses musiciens ne se gênent d’ailleurs pas pour s’amuser avec leurs instruments et laisser place à l’improvisation. «Ce qui est bien de ce show, c’est qu’on peut vraiment miser sur les ambiances, étant donné qu’on a seulement un CD… donc on n’a pas 30 000 tounes à chanter! rigole-t-il. On veut créer une ambiance, et donc on mise beaucoup sur l’improvisation. Souvent, j’ajoute même de nouveaux couplets à mes pièces. Le résultat, c’est que chaque spectacle est différent!»
Malgré le succès qu’obtient son album, William Deslauriers assure ne pas s’asseoir sur ses lauriers. «Sans avoir le syndrome de l’imposteur, je me remets souvent en question, admet-il. Et quand j’arrive devant un nouveau public, je sais que tout est à refaire et que je dois reconquérir les gens dans la salle.»
Car tout ce que le jeune homme souhaite, c’est qu’il y ait toujours des gens pour l’écouter. «Les stades, c’est pas quelque chose que je vise, dit-il. Mon idéal à moi, c’est une carrière comme celle de Vincent Vallières ou de Fred Fortin, pas comme celle de Céline Dion, par exemple. Je veux juste arriver à 50, 60 ans et me dire : « Wow, j’ai fait ça toute ma vie! »»
William Deslauriers
Au Théâtre Corona
Vendredi et samedi à 20 h