Des cinéastes québécois sur la Croisette
Rares Québécois à avoir été invités à Cannes, Stéphane Thibault et Isabelle Lavigne y ont présenté mercredi leur film La nuit, elles dansent, qui suit une famille de danseuses du ventre. Joint sur place, Stéphane Thibault a confié «ne pas avoir eu le temps de voir grand-chose», puisque lui et sa conjointe et co-réalisatrice sont accompagnés par leurs deux jeunes enfants. Entretien.
Votre documentaire a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes. Quel accueil a-t-il reçu?
Ç’a été très chaleureux! Reda, la protagoniste principale du film, était là. On était très contents qu’elle puisse en profiter. Et les gens ont sûrement aimé… On n’a pas été hués!
Que représente cette présence à Cannes pour vous?
On en est vraiment très heureux. Tant mieux si ça peut aider d’autres documentaires à être perçus comme de «vrais» films. Et c’est sûr que ça va donner de la visibilité au nôtre.
Avez-vous remarqué une différence entre les réactions au Québec et en France?
C’est un film assez dur, qui fait toujours l’effet d’un coup de poing. Comme c’est une chronique familiale, c’est assez universel. C’est drôle parce qu’avec Junior, notre précédent film qui parlait de hockey, les réactions étaient différentes selon les régions du Québec!