Culture
11:45 8 décembre 2020 | mise à jour le: 8 décembre 2020 à 11:59 temps de lecture: 2 minutes

Lutter contre le réchauffement climatique par la littérature

Lutter contre le réchauffement climatique par la littérature
Photo: Nino Maghradze/UnsplashDe nombreux auteurs internationaux se sont ralliés pour sensibiliser le public au changement climatique par le prisme de l'écriture.

Montées des eaux, records de températures, cataclysmes naturels… Les climatologues manquent parfois de mots pour nous faire prendre conscience de la réalité du danger climatique. Le monde littéraire peut toutefois les y aider. À l’occasion de la journée mondiale du climat ce mardi 8 décembre, l’écrivaine Lauren James a lancé la ligue des auteurs de fiction climatique pour participer à cet effort collectif.

Plus d’une cinquante d’auteurs internationaux ont rejoint la Climate Fiction Writers League, tels que Marcus Sedgwick, Sarah Crossan, Rebecca Roanhorse, Charlie Jane Anders, Cory Doctorow, Laura Lam, James Bradley et Piers Torday. «Nous sommes un groupe d’auteurs qui croient en la nécessité d’une action climatique, immédiate et absolue. La fiction est l’un des meilleurs moyens d’inspirer la passion, l’empathie et l’action chez les lecteurs. Nos œuvres sensibilisent au changement climatique et encouragent l’action au niveau des individus, des entreprises et des gouvernements», affirme Lauren James dans un communiqué.

C’est pourquoi le site de la Climate Fiction Writers League a été conçu comme une ressource complète autour de la fiction climatique («cli-fi» en anglais), un sous-genre littéraire dont le nom a été inventé en 2008 par l’écrivain et blogueur américain Dan Bloom. Une newsletter bimensuelle vient le compléter en proposant des essais sur l’activisme climatique, des entretiens avec des auteurs de la ligue et un tour d’horizon de l’actualité climatique. Les prochains sujets abordés incluront notamment «comment construire la ville Solarpunk de demain ?», «se connecter à la nature et reconstruire», «l’Antarctique et l’environnementalisme dans la fiction» et «les personnes LGBT après l’apocalypse».

Bien que les fictions climatiques soient encore marginales sur le marché du livre en France, elles sont beaucoup plus répandues aux États-Unis. La preuve en est avec Warmer, une collection de nouvelles «cli-fi» signées par des auteurs de renommée internationale dont Jane Smiley (L’exploitation), Lauren Groff (Les Furies), Jesse Kellerman (Les Visages), et Jess Walter (De si jolies ruines). Un ouvrage assemblé et publié en 2018 par Amazon Original Stories, afin de «proposer des réponses sombres, drôles, libératrices et trop imaginables» à l’urgence climatique.

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