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Gala des Français: oui je le veux?

Quand Arthur s’est agenouillé devant le public québécois et qu’il lui a demandé sa main dimanche soir, sa question n’a certainement pas provoqué les débordements d’enthousiasme tant espérés. La foule lui a servi un «oui, je le veux» amusé, certes, mais à moitié convaincu. Non pas que les deux heures qui venaient de s’écouler n’avaient pas été appréciées. Certains numéros ont même été chaleureusement applaudis. Mais force est d’admettre que c’est un Gala des Français sans grand éclat que Juste pour rire a présenté aux festivaliers cette année. Pas de maillon faible, mais pas de coup de génie non plus. Et ce, en dépit de la participation de quelques grands noms de l’humour d’ici : Jean-Marc Parent, Rachid Badouri, Martin Matte et Stéphane Rousseau.

C’est d’ailleurs avec ces deux derniers que le gala a débuté. Appelé en renfort par Gilbert Rozon pour venir introduire l’hôte de la soirée, le tandem a passé quelques minutes à se tirer la pipe avant d’exécuter son mandat.

Histoire de respecter le thème de la cérémonie, c’est en smoking, entouré d’une horde de danseuses vêtues de robes de mariée, qu’Arthur est apparu sur la scène. Après s’être délié les jambes sur l’air d’Où sont les femmes, de Patrick Juvet, l’étoile de l’Hexagone a décrit sa vision pour le moins pessimiste de l’union sacrée. Claudia Tagbo est parvenue à charmer la salle grâce à son énergie et à sa bonne humeur contagieu­ses. Le récit de ses tribulations d’éternelle célibataire a même été salué par des acclamations soutenues de la part de certains spectateurs. C’est toutefois Arthur qui s’est mérité la première ovation du gala grâce à la force de persuasion de Rachid Badouri. Déguisé en génie d’Aladin, ce dernier a convaincu les spectateurs de se lever d’un bond pour réaliser un des vœux les plus chers du Parisien.

Stéphane Rousseau a fait bonne impression avec un numéro tiré de son dernier one man show : celui où il s’interviewe lui-même en se glissant sous les traits d’un animateur français chiant. Elie Semoun a pour sa part inspiré l’indifférence avec ses personnages de jeune ado branchée et de vieille mamie usée.

De leur côté, les jeunes gagnants du concours télé Incroyable talent (la version française de Britain’s Got Talent) ont réussi à s’attirer les faveurs de la salle grâce à une routine de danse sociale.

Une belle surprise : Amelle et Noom, un couple français métissé qui se livre à une surenchère d’insultes à connotation raciale. Elle est Blanche; il est Noir. Elle vient du Maroc; il vient du Mali. «On sait que vous êtes paresseux : la dernière fois qu’on vous a vus travailler, c’était dans les champs de coton!» lui a-t-elle balancé à la figure Martin Matte et Jean-Marc Parent sont venus clore le gala en misant sur leurs forces respectives : le premier a témoigné de son habituelle arrogance, alors que le second s’est lancé dans une longue – mais drôle – tirade sur les problèmes de circulation à Montréal.

Ce qu’ils ont dit

  • «Il y a pire que le mariage : il y a la crise financière. Tu perds tout ton argent, mais tu restes avec ta femme!» -Arthur
  • «Depuis quelques semaines, mes enfants sont insupportables. C’est l’fun parce qu’au Québec, je peux mettre fin à leurs jours sans conséquences.» -Martin Matte, faisant allusion à l’affaire Guy Turcotte
  • «Le mariage, c’est comme regarder Télé-Québec : t’as bonne conscience, mais tu te fais chier!»  -Arthur
  • Stéphane Rousseau : J’ai passé beaucoup de temps en France ces dernières années.
  • Martin Matte : Ça paraît.
  • Stéphane Rousseau : Ta gueule!

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