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Harry Potter: le dernier tour de magie

Jennifer Lesieur - Métro France

Allez, avouez-le, pottermaniaques : vous n’irez pas voir le dernier Harry Potter le cœur léger. On ne termine pas 14 ans de magie et de sorcellerie sans une bonne grosse émotion,après un timing parfait qui a fait se succéder les sept tomes et leurs huit adaptations cinématographiques. Huit, puisque le dernier, Harry Potter and the Deathly Hallows (Harry Potter et les reliques de la mort), a été divisé en deux parties, l’une sortie en novembre dernier, la seconde aujourd’hui mê­me. La projection de cette der des ders a flanqué les frissons attendus, des yeux se sont embués derrière les lunettes 3D. Et l’on imagine soudain le «Harry blues» que doivent ressentir les acteurs principaux…

Une grande partie du casting était réunie à Londres la semaine dernière pour évoquer cette page de 10 ans qui se tourne – pour certains, la moitié de leur vie. Rupert Grint (Ron) avait l’air assez sonné : «C’est un sentiment étrange. Dix ans de ma vie se terminent en deux heures et dix minutes de film. Retrouver une vie normale n’est pas évident quand on passait ses journées sur le plateau et qu’on ne rentrait chez soi que le week-end. Je garde cette image de nous trois, Harry, Hermione et moi, sur le pont, avec Hogwarts détruite en arrière-plan : elle me dit que c’est vraiment la fin.»

Puis, il retrouve le sourire en évoquant des reconversions possibles : «Un camion à glaces, dessiner des chapeaux… Non, rester acteur me plairait assez!» Emma Watson (Hermio­ne), plus zen grâce à ses activités de mannequin et de styliste, renchérit : «Avant, il s’écoulait cinq ou six mois entre deux films, et j’ai dû me faire à l’idée que je n’allais pas retourner en tournage après celui-ci. Dans ces deux derniers films, j’ai expérimenté des choses incroyables : être torturée, me voir 20 ans plus tard avec des enfants… On y parle beaucoup de perte, de deuil, on y dit adieu à beaucoup de choses, de gens. Ça me manque de ne plus être Hermione, grandir avec elle m’a aidée, j’espère, à devenir quel­qu’un de bien.»

Et Harry? Daniel Radcliffe joue actuellement à New York dans une comédie musicale à succès. Retourner au travail sans attendre est la meilleure chose qui puisse lui arriver – de récentes rumeurs d’alcoli-sme ont dramatisé quelques verres de trop, et il s’est empressé de jurer qu’il ne touchera plus un verre. Cela ne l’a cependant pas empêché d’assister à l’avant-première du film.

Le réalisateur, David Yates, n’est pas inquiet pour ses petits protégés devenus grands. «Ils font des choix judicieux, plus du côté des films indépendants.» Finalement, il n’y avait que Ralph «Voldemort» Fiennes à ne pas montrer son spleen, plaisantant sur son costume trop long qui grattait : «Et maintenant que j’ai récupéré mon nez, je ne ferai plus peur aux gens!»

Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 2

En salle dès vendredi

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