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Stéphane Rousseau: charme et confessions

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Stéphane Rous­seau est un charmeur. C’est bien connu. Et il n’hésite pas à jouer cette carte à fond dans son dernier one man show, Les confessions de Rousseau, faisant preuve d’un narcissisme calculé et autodérisoire qui a fait mouche, jeudi, lors de la première médiatique du spectacle de ses Confessions.

Lesdites confessions étaient pour Stéphane Rous­­­seau l’occasion de s’aventurer sur un terrain plus personnel que d’habitude, ce qu’il a fait de façon relativement éparpillée, mais jamais inintéressante. C’est dans un décor élaboré et très réussi, utilisant le multimédia de façon efficace, que l’humoriste a raconté tantôt une partie de chasse avec sa famille, tantôt une mésaventure dans un magasin de souliers, et plus tard, l’histoire douce-amère de la naissance de son fils.

Le ton variait de numéro en numéro, les plus drôles et plus réussis étant gé­néralement ceux dans lesquels il incarnait des personnages aux accents de toutes sortes – on a parti-culièrement eu un faible pour cette entrevue télé­visée avec un animateur français pompeux, dont il reproduisait le parler à la perfection.

Le comique a aussi choisi d’exorciser le sujet douloureux du décès de son père en en faisant un sujet de rigolade, mais respec­tueusement, et de manière sensible. 

Du reste, l’artiste aux multiples talents ne s’est pas cantonné aux traits d’humour, poussant la chansonnette à plusieurs reprises, et terminant mê­me son spectacle par un hilarant numéro de musicien mexicain tombeur. Bref c’était un retour réussi pour Stéphane Rousseau. 

Stéphane Rousseau
À la salle Wilfrid-Pelletier
Vendredi à 20 h
Supplémentaires au Théâtre St-Denis
Du 14 au 30 décembre

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