Stéphane Rousseau: charme et confessions
Stéphane Rousseau est un charmeur. C’est bien connu. Et il n’hésite pas à jouer cette carte à fond dans son dernier one man show, Les confessions de Rousseau, faisant preuve d’un narcissisme calculé et autodérisoire qui a fait mouche, jeudi, lors de la première médiatique du spectacle de ses Confessions.
Lesdites confessions étaient pour Stéphane Rousseau l’occasion de s’aventurer sur un terrain plus personnel que d’habitude, ce qu’il a fait de façon relativement éparpillée, mais jamais inintéressante. C’est dans un décor élaboré et très réussi, utilisant le multimédia de façon efficace, que l’humoriste a raconté tantôt une partie de chasse avec sa famille, tantôt une mésaventure dans un magasin de souliers, et plus tard, l’histoire douce-amère de la naissance de son fils.
Le ton variait de numéro en numéro, les plus drôles et plus réussis étant généralement ceux dans lesquels il incarnait des personnages aux accents de toutes sortes – on a parti-culièrement eu un faible pour cette entrevue télévisée avec un animateur français pompeux, dont il reproduisait le parler à la perfection.
Le comique a aussi choisi d’exorciser le sujet douloureux du décès de son père en en faisant un sujet de rigolade, mais respectueusement, et de manière sensible.
Du reste, l’artiste aux multiples talents ne s’est pas cantonné aux traits d’humour, poussant la chansonnette à plusieurs reprises, et terminant même son spectacle par un hilarant numéro de musicien mexicain tombeur. Bref c’était un retour réussi pour Stéphane Rousseau.
Stéphane Rousseau
À la salle Wilfrid-Pelletier
Vendredi à 20 h
Supplémentaires au Théâtre St-Denis
Du 14 au 30 décembre