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Craig Ferguson: d'animateur de talk-show à hibou parlant

Ned Ehrbar - Metro World News

Lorsqu’il ne divertit pas les couche-tard à la barre de l’émission The Late Late Show, l’Écossais Craig Ferguson fréquente les studios d’enregistrement, où il met ses talents vocaux au service de plusieurs projets d’animation, y compris How to Train Your Dragon, la surprise de l’année dernière, et Brave, un film produit par Pixar qui sortira l’été prochain. Cette année, Craig Ferguson s’attaque à un classique en prêtant sa voix à Maître Hibou dans Winnie the Pooh de Disney.    

Étiez-vous déjà un admirateur de Winnie l’Ourson?

Oh oui, bien entendu! On m’a lu les livres quand j’étais bambin et j’ai regardé les films et les émissions de télévision de Disney pendant mon enfance. Comme j’ai moi-même deux enfants, Winnie l’Ourson est un personnage connu à la maison. Quand j’étais enfant, mon personnage préféré était Tigrou – pas du tout Maître Hibou, qui présentait un certain intellectualisme.

Dans le rôle de Maître Hibou, vous n’avez pas votre accent écossais habituel.
Je pense que nous estimions tous qu’un accent anglais et quelque peu guindé, ampoulé et aristocratique convenait mieux. Je crois qu’il lui donne un peu de couleur parce qu’il est légèrement différent des autres accents. C’est plutôt rigolo.

Qu’est-ce qui vous attire tant dans le doublage?

Les films d’animation sont très attrayants parce que nous ne sommes pas limités par notre apparence physique. Nous sommes la voix d’un personnage et sa personnalité dans une certaine mesure, mais nous ne sommes pas son apparence. Nous n’avons donc aucune raison de nous inquiéter des contraintes physiques, jusqu’au point où nous ne nous rasons pas avant d’aller travailler! J’avais l’air d’un habitant et je parlais comme un hibou.

Entre le jeu, l’écriture et l’animation d’un talk-show de fin de soirée, votre horaire doit être bien rempli.
Ce n’est pas si mal. J’habite à environ 20 minutes de voiture de mon lieu de travail et le talk-show de fin de soirée me prend quelques heures par jour, pas plus. Comme je l’anime depuis un bout de temps, j’ai une bonne idée de la manière dont les choses se passent quand j’arrive là-bas. En ce qui concerne les autres projets, j’accomplis le travail que je peux et qui s’équilibre avec ma vie familiale. Je faisais beaucoup plus de spectacles d’humour sur la route avant mais, depuis la naissance de mon cadet, je n’ai plus le goût de m’éloigner de la maison. Je pen­sais que je voudrais passer plus de temps à l’extérieur lorsqu’il y aurait un bébé, mais le contraire s’est produit. Je prends des décisions sur la base de ce que je peux faire dans les alentours.  

Quel avenir entrevoyez-vous pour The Late Late Show?

Je ne sais pas. Je me suis posé la question récem­ment. Je fais cette émission depuis janvier 2005 et je suppose qu’il y aura une septième année. Je ne sais pas combien de temps je pourrai continuer ni dans quelle direction je l’orienterai. Je continuerai encore un peu, mais j’ignore ce qui va se passer. J’aime qu’elle soit la plus décon­tractée possible. Elle est très, très informelle. C’est une sorte d’émission intime non structurée ou déstructurée. J’aimerais m’assurer qu’elle reste sympathique et accessible pour les gens qui l’aiment et que je continuerai d’avoir du plaisir à l’animer.

Winnie l’ourson

À l’affiche le 15 juillet

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