The Dears: un pour tous et tous pour un
Au moment de son entrevue avec Métro, Murray Lightburn était encore en processus d’échange de courriels du groupe de The Dears afin de déterminer quelles pièces ils joueraient au Festival de jazz. «Après cinq albums, on en est à un point où on veut bien représenter chacun d’entre eux», dit-il. Cette prise de décision commune s’inscrit bien dans l’esprit du dernier album du groupe montréalais, Degeneration Street, que Lightburn décrit comme «le plus collaboratif jusqu’à présent».
«C’était une expérience très rafraîchissante pour moi, affirme le chanteur. Les gens ont souvent l’idée préconçue selon laquelle je suis un grand control freak… J’en suis un dans certaines sphères de ma vie, mais pour ce qui est de The Dears, ce n’est pas forcément le cas. Quand on travaille avec les bonnes personnes, ça devient beaucoup plus facile de laisser aller les choses. Chacun apporte sa propre expertise, et je peux faire confiance aux autres membres du groupe quand ils me font des suggestions.»
Il faut dire qu’au fil de ses 15 années d’existence, le groupe a connu beaucoup de va-et-vient. Pour Degeneration Street, trois anciens membres – Patrick Krief, Rob Benvie et Roberto Arquilla – sont rentrés au bercail, et un nouveau venu, Jeff Luciani, s’est joint à la bande de Murray Lightburn et de sa conjointe Natalia Yanchak. «On se connaît tous depuis longtemps, mais on n’avait jamais été tous en même temps dans The Dears. La dynamique est très intéressante, on a un million d’histoires à raconter… et on rit sans arrêt. C’est un peu comme une réunion.»
Entouré de cette équipe fiable, Murray Lightburn se permet même de prendre de petites vacances. «C’est l’été, et je prends un peu de temps pour moi, avec mes enfants… J’aime beaucoup le fait de ne pas trop penser aux Dears, ces temps-ci… jusqu’à ce que vienne le temps de monter sur scène!»
The Dears
Au Club Soda
Jeudi à 23 h