Culture
05:00 8 mars 2021 | mise à jour le: 8 mars 2021 à 16:44 temps de lecture: 3 minutes

La pauvreté, une réalité que l’on voit trop peu sur les écrans

La pauvreté, une réalité que l’on voit trop peu sur les écrans
Photo: Capture d'écran, Radio CanadaJulie Perreault présente la série Je voudrais qu'on m'efface dans laquelle elle joue

La série dramatique, Je voudrais qu’on m’efface place à l’écran les destins de vie rudes et compliqués de trois familles que l’on ne voit que très rarement. La pauvreté et la violence font partie intégrante des thèmes abordés dans cette série « coup de poing ».

On y découvre trois enfants, Mélissa, Eddy et Karine qui doivent « composer avec un environnement qui mange déjà tout rond les adultes. » Dans leur quartier Saint-Michel de Montréal, la dure réalité les rattrape.

Julie Perreault y joue une mère prostituée qui se démène pour ses enfants. « Ce rôle-là il se définit sur le terrain. Ce rôle a été libérateur, c’est un vrai saut dans le vide, je salue l’audace d’Éric Picolli (réalisateur) d’avoir vu en moi ce personnage », explique la comédienne.

« Ce rôle a été libérateur, c’est un vrai saut dans le vide » – Julie Perreault, comédienne.

L’actrice qui avait choisi de ne pas poursuivre dans la série L’Échappée considère que malgré les histoires sombres de pauvreté décrites dans la série, il y a beaucoup d’amour et de poésie qui ressortent comme « une lumière. »

Anglesh Major y incarne un jeune adulte baignant dans la vente de drogue, d’arme et la violence, cette série « pue l’amour, autant c’est dur mais autant c’est que de l’amour. »

Pour Anglesh, cette série pointe du doigt le basculement facile que peuvent vivre certains enfants. « Quand on perd un enfant, on l’a perdu il y a 20 ans, on l’a pas perdu il y a deux jours. Moi j’ai eu de la chance, j’avais mes parents, mes amis, ce qui fait que je n’ai pas dérapé mais ce n’est pas tout le monde qui a cette chance. »

« Tout le monde peut déraper, c’est humain » – Anglesh Major, comédien

Guy A.Lepage admet qu’il « a dû brayer 20 fois en regardant les huit épisodes » tant la série est d’une grande dureté. Il ne conseille pas de « binge watcher » la série mais de faire des pauses entre les épisodes. Il l’a décrit comme sa série coup de cœur.

Je voudrais qu’on m’efface est une série numérique réalisée par Éric Piccolli et adaptée librement du roman d’Anaïs Barbeau-Lavalette.

Articles similaires