Radio Radio: musique apolitique
Depuis la sortie de leur deuxième opus, Belmundo Regal, la popularité du groupe de hip-hop est grimpée en flèche. Si bien que le trio est devenu LA référence quand vient le temps de parler d’artistes acadiens.
Sont-ils à l’aise avec ce rôle de porte-étendard de l’Acadie? «C’est sûr que ça nous rend fiers, affirme Gabriel Malenfant. On est contents que ça puisse ouvrir les horizons de certaines personnes, et qu’en France et au Québec, les gens se rendent compte qu’il y a des francophones ailleurs! Cela dit, on ne veut pas faire de politique. On ne se sent pas comme les porte-parole d’une cause ou quelque chose comme ça. Mais si on peut aider à faire comprendre au monde qu’il existe une culture acadienne plus moderne, alors on en est très contents!»
Du reste, Radio Radio continue de promener son rap chiac un peu partout; au menu cet été, Laval, la France, la Belgique, les Îles-de-la-Madeleine…
Gabriel Malenfant se réjouit d’avance de la participation du groupe au Mondial Choral Loto-Québec, à Laval, auquel les gars prendront part le 23 juin. Radio Radio, version chorale? «On aime ça avoir des musiciens avec nous, ça risque d’être assez intéressant.»
Quant à la France et à la Belgique, le groupe n’en est pas à sa première visite. «La première fois, les gens nous regardaient comme si on était des extra-terrestres! se souvient le chanteur. Mais la réponse a tout de même été bonne. Je crois qu’en France, le public est plus réflexif; il accorde beaucoup d’importance aux paroles.»
Entre deux spectacles, Radio Radio planche déjà sur un troisième album. «La base de l’énergie restera la même ; on veut toujours faire danser les gens, dit Gabriel. Mais c’est sûr qu’à chaque nouveau disque, notre style évolue encore.»
Du chiac aux Francos
On les connaît pour ça : les membres de Radio Radio, loin de renier leurs origines, chantent en chiac, le parler mi-français, mi-anglais propre à l’Acadie. Et c’est exactement ce qu’ils comptent faire aux FrancoFolies, vendredi soir et demain.
«Il n’y a pas de prof de français dans la salle quand on joue aux Francos. Les FrancoFolies, ça sert à faire des folies, peu importe avec quel accent et quelles expressions», croit Gabriel Malenfant. Les membres du trio promettent d’ailleurs «un party comme on les aime» pour leur participation au spectacle de Damien Robitaille, au moment de la clôture des Francos demain. «On va faire une couple de tounes de Damien, Damien va en faire quelques-unes de nous… Ça va être ben l’fun!» lance Gabriel.
Radio Radio aux FrancoFolies
Avec Hocus Pocus
Au Métropolis
Vendredi soir à 21 h
Avec Damien Robitaille
Sur la scène Ford
Samedi à 21 h
Radio Radio au Mondial Choral
Scène Loto-Québec de l’Espace Montmorency
Le 23 juin à 22 h