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Stefie Shock, l'électro lui va si bien

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Il y a de ces spectacles qui ne comprennent que des moments forts, où chaque chanson provoque un petit frisson de joie chez le public. La première montréalaise de Stefie Shock, qu’il a présentée au Club Soda mardi, dans le cadre des FrancoFolies, entrait dans cette catégorie.

Il faut dire que son dernier album, La mécanique de l’amour, ne compte que d’excellentes chansons – on se réjouissait donc chaque fois qu’il en entamait une nouvelle. Qui plus est, avec cet opus,  le musicien a effectué un virage pour le moins électro, un style qui se marie à ravir à ses pièces et qui a donné à la soirée une ambiance extrêmement festive et dansante.

C’est un Stefie Shock vêtu de façon pour le moins excentrique – chapeau et bottes de cowboy, fourrure autour du cou – et à la nervosité palpable qui s’est pointé sur scène pour entamer le concert avec L’amour est pur l’amour est dur, l’une des pièces de son plus récent opus. Il l’a d’ailleurs souligné lui-même, lorsqu’il s’est finalement adressé au public après avoir chanté La mécanique de l’amour et Scalpel Blues : «Je suis content de vous voir. J’étais très nerveux tantôt. J’ai perdu une gageure tout à l’heure, alors je suis obligé de vous poser une question… ÊTES-VOUS?EN?FORME?»

Et le public, tout comme le chanteur et ses musiciens (Justin Allard à la batterie,  Vincent Réhel aux claviers et Amélie Mandeville à la basse) l’étaient, en forme. Les fans de l’artiste ne se sont pas fait prier pour se trémousser au rythme des pièces accrocheuses. Une fois le stress tombé, Stefie lui-même a fini par se détendre, en profitant pour exécuter quelques pas de danse et pour lâcher complètement son fou – il n’hésitait d’ailleurs pas à pousser un cri de défoulement de temps en temps.

L’artiste a continué pendant un temps à interpréter ses nouveaux succès, dont la fameuse Un jour sur deux, accompagné de Chantal Caron, «la fille qui chantait sur la première version enregistrée il y a 11 ans». et sa sublime reprise de Dévaste-moi de Brigitte Fontaine, pour laquelle il s’était enroulé un boa rose – oui, oui – autour du cou. Il a même osé inclure l’une de ses deux chansons en anglais, Bright Side of the Moon, malgré le contexte «Franco».

Mais c’est quand il a commencé à puiser dans son plus vieux répertoire que l’ambiance du Club Soda est devenue survoltée, tant au parterre que sur la scène. Stefie Shock et sa bassiste se sont notamment amusés avec un long jam de percussions durant la pièce La jungle, tirée du disque Presque rien. Stefie Shock s’est ensuite attiré des cris de joie en offrant au public des classiques comme Combat le spleen, Salut Chantal, Un homme à la mer et L’amour est dans le désert. Plus la soirée avançait – trop vite, nous a-t-il semblé – plus l’énergie était palpable et plus on en redemandait. Si bien qu’après un premier rappel – excellentes versions de Pieds dansants et Tout le monde est triste, de l’album Le décor –, le public a exigé un second rappel… puis un troisième, celui-là imprévu.

Le chanteur a fait voter le public quant à la chanson qu’ils voulaient entendre, pour finalement fixer son choix sur Pixel flou. Visiblement touché de l’accueil chaleureux (et mérité) que lui avaient réservé ses fans, c’est un Stefie Shock au sourire fendu jusqu’aux oreilles qui a conclu la soirée par un : «Merci beaucoup… je pense que je vais continuer [à faire de la musique], finalement!» Et après un show aussi enlevant, on ne pouvait qu’être ravi d’une telle déclaration.

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