Rose by Name: le passé revient
Le quartier Notre-Dame-de-Grâce accueille un nouveau suspense. Après Jacob Tierney qui y a tourné Good Neighbours en compagnie de Jay Baruchel, c’était récemment au tour du Canadien Shawn Linden (Nobody) de débarquer en ville pour Rose by Name.
Le film s’annonce particulièrement grave. Cullen apprend que son père n’est pas vraiment son père, mais qu’il est plutôt un enfant issu d’un viol. Cette terrible nouvelle le poussera à chercher ses origines. «C’est à la fois un thriller et une histoire sur l’identité, sur ce qu’on croyait être vrai et sur ce qui arrive lorsque nos certitudes volent en éclat», explique le réalisateur et scénariste.
Le long métrage met en vedette Thomas Dekker, la nouvelle sensation de l’heure que l’on a pu voir dans Kaboom de Gregg Araki. «Je ressemble beaucoup à Cullen, admet l’interprète qui incarne le héros hanté par le passé de sa famille. Surtout lorsque j’étais plus jeune et que je multipliais les comportements imprudents. Comme lui, j’ai une part d’ombre et de lumière ; je peux être à la fois un ange et un démon.»
La mère du personnage principal est défendue par Julie LeBreton. C’est elle qui avoue la vérité à son fils par l’entremise d’un témoignage vidéo. «Quand j’apprenais mon texte, j’avais de la misère à contenir mon émotion, se rappelle l’actrice qu’on verra bientôt dans Starbuck. J’aime relever des défis, mais certains, comme celui-là, sont plus difficiles que d’autres. Souvent, pendant une scène émotive, je me nourris de l’autre… Tandis que là, je parlais directement à la caméra.»
Matt Craven complète ce trio en prêtant ses traits au père adoptif de Cullen. L’omniprésent comédien collectionne les films et il a eu un coup de cœur pour cette expérience. «J’aime beaucoup le plateau parce qu’il est petit, lance sans détour celui qu’on a pu voir dans Disturbia et A Few Good Men. Quand j’ai participé au tournage de X-Men : First Class, des millions de dollars étaient dépensés et des milliers de personnes s’activaient. Ici, les gens sont présents pour les bonnes raisons. L’important n’est pas de faire de l’argent, mais de raconter une histoire. C’est nettement plus intéressant comme ça.»
Mettre les bouchées doubles
Julie LeBreton l’avoue d’emblée : tourner dans une autre langue que sa langue maternelle est toujours un peu particulier, encore plus lorsqu’il y a de l’émotion en jeu.
«J’ai habité aux États-Unis quand j’étais plus jeune et j’ai toujours parlé anglais, explique celle qui était à l’affiche de Une vie qui commence plus tôt cette année. Mais jouer, c’est vraiment une autre affaire. Interpréter les intentions d’un personnage et les ancrer dans quelque chose de vrai, je ne trouve pas ça évident. Cela me demande doublement de travail et d’abandon parce que ce n’est pas ma langue.»