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The Lion King: l'accession au trône

Marc-André Lemieux - Métro

Les artisans de la comédie musicale The Lion King tiennent à lancer un avertissement aux spectateurs qui viendront les voir durant leur résidence d’un mois à la Place des Arts: n’arrivez surtout pas en retard. «Prévoyez-vous un bon cinq minutes d’avance, le temps de trouver votre siège», exhorte Ken Davis, régisseur de production.

Mais avec les travaux de construction qui assiègent Montréal depuis le début de l’été, permettez-nous d’y aller d’une suggestion maison: ne prenez aucune chance et donnez-vous un coussin d’une demi-heure. Vous nous remercierez plus tard.

Pourquoi insister avec autant d’intensité sur la ponctualité? Critiques, artis­tes et public, tout le monde s’entend pour dire que le numéro d’ouverture de cette production de Disney tout droit sortie de Broadway vaut à lui seul le prix d’entrée. «Tout le monde tombe en bas de sa chaise, même les snobs de théâtre, les spectateurs les plus blasés et ceux qui croient avoir tout vu», dit Ken Davis à propos de la scène du Cercle de la vie (Circle of Life), où Rafiki bénit Simba, enfant du roi Mufasa et de la reine Sarabi. «Dès le début, les gens qui s’attendent à voir une représentation scénique du dessin animé se rendent compte qu’ils s’apprêtent à vivre quelque chose de complètement différent, ajoute-t-il. Les enfants ne sont pas les seuls à faire des « oh » et des « ah » pendant le show; les adultes aussi s’extasient devant la beauté de la mise en scène.»

Vue par 54 millions de personnes depuis sa toute première production sur Broadway en 1997, The Lion King a récolté des recettes de plus de 4,2 G$ jusqu’à présent. Traduite en cinq langues, elle a notamment enchanté les Japonais, les Allemands, les Français et les Coréens, en plus de récolter six prix Tony.

À l’heure où la crise économique aux États-Unis frappe de plein fouet les institutions culturelles de Broadway, The Lion King fait figure d’exception en continuant d’attirer les foules aux guichets. Le secret de son succès? Une histoire classique soutenue par une mise en scène élaborée alliant maquillages et costumes plus grands que nature, souligne l’acteur Anthony Crane, qui y tient le rôle du méchant Scar, le frère cadet de Mufasa, pour qui la naissance du prince Simba anéantit tout espoir d’accession au trône.

«On explore des thèmes universels qui touchent tant les adultes que les enfants, comme la vengeance, la rivalité entre frères, le fils prodigue…» explique le comédien, qui s’est joint à la troupe il y a près d’un an.

Crane a dû suivre un entraînement intensif de cinq semaines avant de fouler les planches avec le reste de la distribution. L’acteur admet avoir trimé dur durant cette période de formation… non pas pour apprendre les chansons, les chorégraphies et les dialogues du spectacle, mais pour animer la marionnette géante qu’on lui avait confiée. «Le premier jour, j’étais frustré parce que je ne voyais pas comment j’allais m’en sortir, mais après trois semaines de répétition, j’ai commencé à voir la lumière au bout du tunnel», raconte-t-il.

Malgré un horaire de tournée plutôt chargé (huit représentations en moyenne chaque semaine), Anthony Crane n’éprouve aucune difficulté à se motiver soir après soir… et parfois même l’après-midi. «Quand tu vois la réaction des gens dans la salle, ça facilite beaucoup les choses, déclare-t-il. C’est impossible de jouer sur le pilote automatique – ou de faire les choses à moitié – dans ces circonstances.»

Historique

  • 15 juin 1994

Sortie du film d’animation. Durant son séjour en salle, cette réalisation des studios Disney amasse 783 M$ au box-office.

  • 31 juillet 1997

Première représentation de la comédie musicale The Lion King au Orpheum Theatre de Minneapolis. Quelques mois plus tard, le spectacle mis en scène par Julie Taymor débarque à Broadway, où il continue d’attirer les foules.

  • 16 septembre 2011

The Lion King reprend l’affiche en salle pour une durée de deux semaines dans une version digitale en 3D. Disney sortira le film en Blu-ray le 4 octobre.


The Lion King

À la salle Wilfrid-Pelletier
Jusqu’au 4 septembre

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