Culture

Les choix de Métro: «Dune», «Et on pleurera ensemble», «Mononk Jules» et d’autres

Photo: Warner Bros

Les journalistes de Métro vous livrent leurs sept coups de cœur culturels de la semaine, dont le film Dune, l’album Et on pleurera ensemble, la pièce Mononk Jules et d’autres.

Dune

Pas besoin d’être fan fini de science-fiction ni d’avoir lu l’imposant roman de Frank Herbert pour apprécier le festin visuel qu’est le Dune de Denis Villeneuve. On ne voit pas le temps passer tout au long des 2h35 que dure le film le plus attendu de l’année. Et pour cause, l’intrigue y est savamment construite, les personnages sont portés par des acteurs épatants (oui, Timothée Chalamet, mais aussi Oscar Isaac, Rebecca Ferguson, Zendaya et Javier Bardem), et les thèmes abordés, comme le colonialisme et l’environnement, sont on ne peut plus actuels. Et que dire des images à couper le souffle? Du grand cinéma à voir sur grand écran.
En salle
Marie-Lise Rousseau

Et on pleurera ensemble d’Étienne Coppée

Le voilà enfin, le premier album d’Étienne Coppée, grand gagnant des Francouvertes cette année! Et ce disque porte bien son nom, puisqu’il est difficile de ne pas être ému aux larmes tant sa musique est douce et généreuse. L’amitié et une certaine mélancolie transcendent ainsi un ouvrage où l’excellence des textes rejoint celle des mélodies. «Écoute ta vie avancer», dit-il notamment dans le sublime ÉcouteCap Bon Ami, Je voudrais voir New York ou encore Rien de plus grand, merci pour tout Étienne Coppée!
Sur les plateformes d’écoute
Amélie Revert

Mononk Jules

Le nom de Jules Sioui est méconnu. Pourtant, ce pionnier de la lutte pour les droits des peuples autochtones a accompli de grandes choses. Mais celui qu’on traitait de «vieux fou» à la fin de sa vie est, comme tant d’autres, un «héros rempli de failles», comme le décrit si bien Jocelyn Sioui. Seul sur scène, accompagné d’ingénieux dispositifs visuels et sonores évoquant le théâtre d’objets, l’artiste d’origine huronne-wendate retrace les hauts et les bas de la vie mouvementée de son grand-oncle. Une grande leçon d’histoire.
Jusqu’au 6 novembre au Théâtre aux Écuries
Marie-Lise Rousseau

Vivarium

«On sera folles à toutes les sauces», déclare Anna Babi dans un premier recueil prometteur, qu’on aime parce qu’il est viscéral et saisissant. L’écriture relève de l’irritation et de la spontanéité pour raconter des histoires de filles, qu’on est tenté de qualifier d’universelles et auxquelles beaucoup pourront s’identifier. En plus, le récit est ponctué de photographies et d’illustrations qui le rendent d’autant plus vivant. Une belle lecture très actuelle!
Aux éditions du passage
Amélie Revert

The Elevator de Many Masks

Une aura de mystère plane autour d’un dénommé Joseph, l’auteur-compositeur-interprète qui se cache derrière ces «nombreux masques». Tout ce qu’on sait de lui, c’est qu’il a le tour pour créer des airs électro-pop-ambient aussi énigmatiques que sa personne. En font foi les 12 titres de ce premier album, qui mettent de l’avant sa voix délicate et ses grooves envoûtants. Malgré son titre, on est très loin de la musique d’ascenseur; on descend plutôt au plus profond de sa psyché.
Sur les plateformes d’écoute
Marie-Lise Rousseau

Les Quatre Saisons

C’est à bout de souffle que nous sortons de la représentation de ce magnifique triptyque des Grands Ballets. D’abord, le chorégraphe Édouard Lock fait son retour avec un solo fulgurant pensé pour la première danseuse Rachele Buriassi. Gaby Baars présente ensuite sa création Règle 26 ½, tout aussi éblouissante et captivante. Et puis… alors que l’Orchestre des Grands Ballets exécute la pièce de Vivaldi avec une vision modernisée devant une salle Wilfrid-Pelletier sous haute tension, nous assistons à un véritable travail d’orfèvrerie signé Mauro Bigonzetti.
Jusqu’au 23 octobre
Amélie Revert

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