Justin Timberlake: Tic, tac, boum!
Jouer au héros dans In Time (En temps), un thriller de science-fiction où les gens arrêtent de vieillir à 25 ans et doivent gagner du temps pour rester en vie, a permis à Justin Timberlake de se questionner sur le temps qui passe… et donc sur ses nombreux looks du passé.«Ma jeune carrière a été largement documentée… Je sais que je ne voudrais pas revenir en arrière, affirme le chanteur-de-plus-en-plus-acteur. Je n’ai donc aucun problème avec l’âge!»
Bien sûr, il l’affirme à 30 ans, tandis qu’il peut jouer de façon convaincante un homme de 25 ans. Peut-être changera-t-il d’avis dans 10 ou 20 ans, mais pour le moment, des films comme In Time l’aident à rester jeune. «En plus de présenter une histoire très riche, le film m’a permis de réaliser un rêve de petit gars : exécuter des cascades! avance-t-il. Quand on est jeune, et qu’on voit des scènes d’action au cinéma, on ne s’identifie jamais au perdant, mais toujours au héros.»
Comme l’urgence est bien présente tout au long du film, Timberlake a dû courir à plusieurs reprises pendant le tournage. Cela ne lui a pas posé autant de problème qu’à sa partenaire de jeu, Amanda Seyfried, qui devait courir en talons hauts! C’était nécessaire, selon le comédien. «Nous avons eu une discussion à ce sujet, raconte-t-il. Nous pensions qu’elle pourrait enlever ses talons hauts pour courir, mais on l’aurait perdu de vue dans l’image», ironise Justin Timberlake, en faisant référence à la petite taille de Seyfried.
Dans ce genre de film, Timberlake était conscient qu’il est facile de tomber dans les clichés. Voilà pourquoi il a demandé des conseils à Andrew Niccol, le scénariste, réalisateur et producteur d’In Time. «Dans le scénario original, certaines répliques ne servaient qu’à expliciter l’histoire. Au tournage, Amanda et moi sommes allés voir Andrew à quelques reprises et nous avons éliminé quelques répliques, dit Timberlake. Je trouve que c’est toujours plus efficace quand on peut communiquer une idée implicitement.» Ça laisse du moins plus de temps pour la course!
Occupons Wall Street
Un des thèmes d’In Time est l’opposition à une élite qui possède toutes les ressources de la société, ce qui fait penser à Occupons Wall Street. Bien entendu, le film a été écrit et tourné bien avant le mouvement, mais le réalisateur, scénariste et producteur Andrew Niccol voit très bien le lien que les cinéphiles tisseront entre les manifestations et son film. «Je voulais réaliser un thriller et je me disais que ce thème s’inscrivait bien dans l’air du temps. Chaque fois qu’on utilise le temps comme référence, il faut dès lors que l’histoire reflète l’actualité.» «Bien sûr, tout était planifié!» lance Amanda Seyfried, ajoutant aussi à la blague que Niccol leur disait pendant le tournage : «L’an prochain, à la sortie du film, les gens occuperont Wall Street…»
In Time
En salle dès vendredi