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Critiques CD de la semaine du 17 au 21 octobre 2011

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Camille, Catherine Major, Evanescence, Émily Bégin et James Morrison.

Libre
Camille
Ilo veyou (4/5)     

Camille est l’artiste la plus intéressante à suivre ces temps-ci. Pour son quatrième album, elle poursuit sur la même voie que Music Hole en 2008. On y reconnaît son esprit libre (tantôt sérieuse, tantôt comi­que) et ses espiègleries vo­cales. Mais Ilo veyou est différent. La plupart des chan­sons, qu’on dirait d’un folklore imaginaire, ont été enregis­trées live en studio, avec des instru­ments acoustiques. Seules exceptions, deux joyeuses chansons où Camille crée sa propre chorale d’en­fants! Elle inclut aussi des pièces en français, dont l’excellente L’étourderie. 
– Éric Aussant

Ombre et lumière
Catherine Major
Le désert des solitudes (3,5/5)

Sur ce troisième opus, Catherine Major a collaboré, pour l’écriture des textes, avec sa mère Jacinthe Dompierre, son amoureux Moran, ainsi qu’avec Christian Mistral. Un heureux choix, puisque la poésie qui se dégage des textes en un tout unifié est finement composée et oscille entre mélancolie et espoir. L’émotion des mots est  appuyée par une réalisation riche – signée Major et Alex MacMahon – et par des arrange­ments qui ne cherchent jamais à trop en faire. Ce ma­gni­fique opus démontre que Catherine Major sait distiller l’émotion sans impudeur.  
– Jessica Émond-Ferrat

Droit au but
Evanescence
Evanescence (3/5)

«Les fans ap­précie­ront» : cliché de la critique qui sied parfaitement à cet opus. Même si la chan­teuse Amy Lee est le seul mem­­­bre de la formation or­i­gi­nale qui demeure sur ce nouvel album, on se retrouve ra­pidement en terrain connu. Des pièces en crescendo où Lee crie ses passions avec la voix qu’on lui connaît. Son piano, qui semble parfois livrer un furieux combat à la guitare, reste un atout puis­sant pour la formation et lui permet de se démarquer, no­tamment dans la déchiran­te My Heart
is Broken. Mais il y a peu de choses sur cet album qu’on n’ait jamais entendues… 
– Christian Duperron

Nouveau cap
Émily Bégin
Les nuits d’Émily (3/5)

Quatre ans d’absence sur disque, une expérience de la comédie musicale et l’ex-star académicienne Émily Bégin revient avec un troisième album bien différent de Légendes urbaines. Avec Les nuits d’Émily, la chanteuse s’est éloignée du style dance auquel elle avait habitué ses fans pour proposer des mélodies résolument plus éclectiques et pop. À la touche de Steve Marin, qui a réalisé cet opus, se mêle le dynamisme d’Émily qui propose un album plus intime, des chansons pleines de vie et des refrains entraînants. Peut être a-t-elle trouvé le style qui lui convient? 
– Anicée Lejeune

Talent gâché
James Morrison
The Awakening (2,5/5)

Commençons par dire ceci : James Morrison a l’une des voix les plus intéressantes de sa génération. Belle, riche et emprein­te d’une soul magique. Malheureusement, les compositions de The Awakening ne sont pas à la hauteur de son instrument. Plusieurs pièces manquent cruellement d’originalité ou sont carrément ennuyantes. Il y a quelques beaux moments pop sur The Awakening, mais Morrison a le talent pour produire un album puissant et marquant. À sa troisième tentative, il n’a pas encore réussi, même si la galette obtient déjà du succès en Europe. 
– Vincent Fortier

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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