Carole Facal: la musique l'habite
Le syndrome de la page blanche, Carole Facal ne connaît pas. C’est plutôt l’inverse. «J’ai de la misère à trier mes idées, parce que j’en ai trop. La musique m’habite en permanence!» affirme-t-elle.
Pas étonnant, donc, que celle qu’on connaît sous le pseudonyme de Caracol ait trouvé le temps de pondre un deuxième album solo entre une longue tournée et un nouveau bébé. «J’aime vraiment me dépasser; je suis très exigeante avec moi-même parce que j’ai super peur d’être paresseuse, dit-elle. Pour combattre ça, j’ai besoin d’être performante dans la vie. Peut-être que je vais mourir jeune à cause de ça, mais je suis incapable de décrocher.»
C’est d’ailleurs ce qui fait qu’elle assume pleinement sa carrière solo. «Comme je suis un peu intense dans ma vitesse de croisière, je n’aime pas attendre après les autres!» lance-t-elle.
Cette ancienne membre du groupe DobaCaracol assure n’avoir rien forcé quand est venu le temps d’écrire Blanc mercredi. L’inspiration lui est venue de façon toute naturelle, affirme-t-elle.
«C’était l’hiver : il y avait tout le temps des tempêtes de neige sur Montréal. Je me sentais comme dans une bulle dans mon studio, mais j’étais chez nous, entourée de ma famille, alors je pouvais sortir de cet isolement pour être avec ceux que j’aime», explique-t-elle.
Carole Facal venait aussi de donner naissance à sa fille, qui est aujourd’hui âgée d’un an et demi. «J’étais dans une atmosphère de petite enfance, et ça m’a donné l’envie de faire quelque chose de très lumineux, se souvient-elle. Quand j’ai fait mon premier disque, j’étais dans un état d’esprit beaucoup plus sombre. J’avais l’impression d’avoir quelque chose à prouver. Je suis plus sereine maintenant.»
Pour Carole Facal, Blanc mercredi est une véritable affaire de famille, car en plus d’avoir enregistré des chœurs avec la classe de son fils, la chanteuse a confié la réalisation du disque à son amoureux, Sébastien Blais-Montpetit.
«Travailler avec son conjoint, ça rend le processus super émotif, ce qui fait que j’étais toujours à fleur de peau. Au final, ç’a été une bonne chose, parce que le résultat est teinté de toutes les émotions que j’ai vécues, raconte-t-elle. Il y a eu des moments difficiles, mais on se connaît si bien, Sébastien et moi, qu’on a réussi à faire quelque chose dont je suis très satisfaite.»
Caracol pour toujours
Même s’il s’est écoulé trois ans – et deux albums solo – depuis la séparation de DobaCaracol, Carole Facal a conservé son pseudonyme Caracol.
«C’est une décision quasi superstitieuse, dit-elle. En 1996, j’ai fait un grand voyage en Europe, durant lequel j’ai commencé à écrire des chansons. J’ai rencontré un Argentin, un gars très spécial. C’est lui qui m’a donné ce surnom. Ce voyage a été un moment décisif de ma vie, et ce surnom, je le considère comme une espèce de cadeau qui me porte chance!»
Blanc mercredi
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