S'en donner à chÅ“ur joie à Montréal en Chanson et en ChÅ“ur
Laurence Jalbert a toujours affectionné les chorales. C’est même par le biais de celles-ci qu’elle a d’abord osé chanter en public. «J’ai toujours su que j’allais chanter un jour, mais j’étais tellement timide! se souvient-elle. Mes premières expériences sur scène, ç’a été avec la chorale de Noël à Rivière-aux-Renards. C’était parfait pour moi, parce que quand on chante en groupe, le focus n’est pas seulement sur une personne.»
Mais ce n’est pas que pour le côté rassurant que la Gaspésienne a tant apprécié l’expérience. «C’est extraordinaire ce que ça te donne humainement, c’est pour ça que tant de gens le refont année après année, parce qu’ils vivent quelque chose d’indescriptible, croit-elle. C’est tellement fabuleux : tu prends une voix, tu en ajoutes une autre, une autre, une autre, et au final, on se met à chanter et ça devient une seule voix.»
Après Michel Rivard, Richard Séguin, Daniel Lavoie, Claude Dubois et Paul Piché, Laurence Jalbert était donc une candidate idéale pour l’hommage que lui propose Montréal en Chanson et en Chœur cette année. Accompagnée de quelque 300 choristes venus de partout en province, la chanteuse interprétera des pièces choisies de son répertoire; des succès, oui, mais aussi des pièces moins connues.
«On m’a proposé des chansons que je n’avais jamais faites en spectacle, ce que j’appelle des chansons d’album, raconte-t-elle. Ce sont des pièces que j’ai écrites et placées sur des disques en sachant qu’elles ne tourneraient jamais à la radio, et c’est correct comme ça.»
Chanter ces pièces avec la chorale lui a permis de les redécouvrir : «Mes musiciens m’ont dit : « Il faut qu’on les fasse en show! » Toutes ces voix, ça donne aux chansons une ampleur incroyable.»
Dur, dur de se concentrer
En répétition avec le Grand Chœur, Laurence Jalbert avoue qu’elle oubliait parfois carrément de chanter. «Je pouvais me laisser totalement aller puisque ce sont mes propres pièces, dit-elle. Par contre, j’avais peur de me tromper dans les textes! C’est arrivé une fois, et ils sont 300 derrière à te ramener à l’ordre! C’est extraordinaire, c’est comme de la haute voltige de chanson.»
Contrairement à son habitude, la chanteuse a dû choisir des versions d’arrangements et s’astreindre à les respecter. «En tournée, je change constamment l’arrangement des chansons, explique-t-elle. Mes musiciens capotent, mais c’est comme ça! Là, j’avais un peu peur de moi parce que je suis très distraite, mais ça s’est bien passé jusqu’ici. Quand le moment arrive, je suis complètement dedans.»
Laurence Jalbert et le Grand Chœur
À la Salle Wilfrid-Pelletier, de la Place des Arts
Dimanche à 20 h