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De retour dans l’œil du dragon

Photo: Denis Beaumont/Métro

Pour une seconde saison et 10 émissions, Radio-Canada nous replonge dans le ventre de l’œil du dragon.

Après une première saison suivie en moyenne par 800 000 spectateurs, Dans l’oeil du dragon est de retour. Visiblement, le Québec a craqué pour cette téléréalité dans laquelle des candidats tentent de vendre des parts ou la totalité de leur produit, de leur entreprise ou de leur idée à des femmes et à des hommes d’affaires influents. Le concept est né au Japon, mais il y a eu des variantes dans plusieurs pays du monde. En Australie, en Finlande, aux États-Unis, et on en passe.

Si vous connaissez la série, vous savez que, pour les participants, défiler devant les panellistes est rarement une partie de plaisir. Par exemple, dans la version canadienne présentée sur les ondes de CBC sous le nom de Dragon’s Den, les juges sont souvent intraitables. On pense encore avec des frissons de douleur et de compassion à cette dame qui avait inventé… une couverture pour garder l’eau de son bain chaude. Elle s’était présentée sur le plateau avec un grand sourire, s’était glissée dans une baignoire en dépliant fièrement son couvre-lit, pardon, son couvre-bain, et avait crié : «Eurêka!»… seulement pour se faire ramasser par des juges déchirés entre l’étonnement, la pitié et le découragement. Impossible de regarder la suite sans peine.

Passer au travers d’un épisode de la version britannique, où le jury se montre souvent d’une férocité toute british, est encore plus difficile. Les Dragons de la version québécoise, eux, bien que sérieux, spécialisés et solides, ne semblent pas là pour démolir gratuitement les participants. Résultat : on prend plaisir à voir défiler devant les spécialistes tous ces idéateurs, ces créateurs et ces entrepreneurs venus présenter leur produit, leur entreprise ou leur concept. Parfois drôles et farfelus, parfois terre à terre.

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Désormais filmée à Montréal au studio 43 de Radio-Canada dans un décor tout neuf, l’émission a accueilli deux nouveaux connaisseurs à bord. À savoir Serge Beauchemin et Alexandre Taillefer, qui se retrouvent désormais assis entre les sièges de Gaétan Frigon, Danièle Henkel et François Lambert.

En affaires depuis l’âge de 22 ans, Serge Beauchemin, conférencier, conseiller stratégique et actionnaire de différentes entreprises, souligne que, d’une certaine façon, avoir le poste de Dragon lui permet de réaliser un rêve de jeunesse. «Quand j’étais p’tit cul, je rêvais de faire du cinéma! s’exclame-t-il. Je me suis toujours dit que, vers la quarantaine, je reviendrais dans le showbiz. Et la vie m’a offert ça sur un plateau d’argent!»

Mais, bien que l’expérience télévisuelle soit un plaisir, ce n’est pas du jeu, rappelle-t-il. «Il faut que je sois très authentique. C’est vraiment mon argent. Et ce sont vraiment des entrepreneurs qui viennent mettre à nu leurs projets et leur passion.»

Et il est vrai que certains candidats se donnent corps et âme. Dans les deux extraits de la nouvelle saison que nous avons pu visionner hier, on a notamment vu un couple, lui plutôt en retrait, elle, très, très assurée, venir vendre des parts de leur site internet. Parlant avec détermination, la candidate a négocié avec ardeur, malgré les moues de son amoureux qui ne semblait pas toujours d’accord avec ses décisions. À la fin de leur passage, Danièle Henkel a même conseillé aux conjoints de ne pas laisser l’expérience… affecter leur couple! Ce qui, entre nous, n’est guère certain.

Nous avons aussi fait connaissance avec un sympathique monsieur à l’idée pour le moins rigolote et au discours élégant qui, par sa présentation truffée de blagues, a provoqué l’hilarité des cinq investisseurs potentiels.

Pour découvrir ce qui les a tant fait rire, il faudra regarderDans l’œil du dragon, présenté le lundi sur les ondes de Radio-Canada dès le 8 avril.

Quelques chiffres

  • Durant la première saison, 17 offres ont été «conclues» en ondes
  • Après la réalisation d’audits préalables, 4 des 17 offres ont été développées
  • 125 candidats ont passé des auditions pour participer à la saison 2
  • L’âge des participants va de la vingtaine à la soixante-dizaine.
  • Une dizaine d’entrepreneurs de moins de 30 ans prennent part à la saison 2

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