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Critiques CD de la semaine du 23 au 27 janvier 2012

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de David Giguère, Aurélie Cabrel, Skrillex et Alaric’s House.

Viser haut
David Giguère
Hisser haut (4/5)

D’abord, la pochette. Magnifique. Puis, le livret. Même constat. La galette à l’intérieur est tout aussi intéressante. L’acteur et chanteur David Giguère s’est bien entouré pour son premier album. À la réalisation, Pilou (Champion, Moffatt, Jorane) et à la direction artistique, Ariane Moffatt, dont on sent bien l’empreinte. Mais Giguère possède un talent bien à lui. Un sens de la mélodie inné qui se retrouve sur chacune des pièces, toujours belles et accrocheuses, comme 1-2, qui reste bien dans la tête. À noter, la présence de Camille Poliquin, qui enjolive presque toutes les pistes de l’album avec sa jolie voix.
– Vincent Fortier

Pour l’ensemble
Aurélie Cabrel
Oserais-je (3/5)

Oui, Aurélie Cabrel est bien la fille de l’autre. Toutefois, elle ne joue pas dans les mêmes platebandes que son paternel. Pour son premier album, sa musique est beaucoup plus près du rock et de l’électro que de la jolie pop. D’ailleurs, le réalisateur belge Esthen a fait du très beau travail pour habiller ses chansons. Presque trop puisque les atmosphères volent la vedette dans plusieurs pièces… Quoique, dans bien des cas, vaut mieux s’abandonner à l’ensemble que s’attarder aux paroles simplettes qui ne racontent pas grand-chose. Moment fort : Dix doigts demain.
– Eric Aussant

Dans l’tapis
Skrillex
Bangarang (3/5)

La consigne «Play it loud!» («Joue ça fort!») s’applique parfaitement à Skrillex. Impossible d’écouter les beats volontairement agressifs et agressants du producteur californien juste comme ça, histoire de se détendre un peu. Bordélique, mais étrangement entraînant (voir Breakn’ A Sweat, pièce qui comporte un sample des Doors), ce 4e EP de l’homme à la coupe de cheveux qui a fait date rappelle parfois le doux glissement d’un ongle sur un tableau noir. Mmm. Reste que le bien nommé Bangarang s’avère idéal si on organise une course de chars, un party jusqu’à pas d’heure, ou si on souhaite embêter ses voisins solide. Les fans devraient y trouver leur compte.
 – Natalia Wysocka

Doux et laconique
Alaric’s House
Alaric’s House (3/5)

Oubliez la vague folk un peu surfaite dont les hipsters ne semblent pas se lasser. Alaric’s House fait le pari du dépouillement, et sa musique n’en est que plus puissante. Des harmonies vocales caressantes aux arrangements de cordes d’inspiration celtique, tout sonne juste et honnête. Les 10 morceaux de cet album éponyme se déclinent donc tout en simplicité, mais ne donnent jamais dans la facilité. Malheureusement, l’album passe un peu vite. Après 32 minutes de ballades acoustiques et intimistes, Alaric’s House nous laisse l’impression de ne pas avoir tout entendu. Vivement la suite!
– Maxime Huard

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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