Louise Attaque: le meilleur est toujours à venir
Pour Alexandre Margraff, Arnaud Samuel, Robin Feix et Gaëtan Roussel, un best of de Louise Attaque ne pouvait pas être un simple recueil de chansons. Le groupe a tenu à ajouter à Du monde tout autour plusieurs extras, notamment un DVD contenant un documentaire réalisé en 1998 et deux chansons inédites, dont la pièce-titre, enregistrée exprès pour l’album. «C’était entre autres une façon de se tester, de voir si on était encore capables de faire des choses ensemble, explique Alexandre Margraff. Et on est assez contents du résultat!» Métro s’est entretenu avec le quatuor.
Comment fait-on pour établir quelles sont nos «meilleures» pièces? Ce sont vos favorites, vos succès populaires?
Arnaud Samuel : C’est un peu comme quand on fait des concerts; on choisit les titres qu’on a envie de jouer, qu’on a envie d’entendre. Des pièces comme J’t’emmène au vent, qui ont tourné à la radio, c’était assez évident, mais on a aussi voulu mettre certaines chansons moins connues de l’avant.
Est-ce qu’il y a une dimension nostalgique à l’idée d’un best of?
Gaëtan Roussel : Ça propose de regarder dans le rétroviseur, mais «nostalgique», je ne sais pas si c’est le terme. Je n’ai pas cette impression. Ça nous renvoie à différentes choses qu’on a aimées, mais l’idée n’était pas de les revivre, mais de vivre quelque chose de nouveau. La nostalgie serait plus présente si on allait vers nulle part, mais ce n’est pas le cas.
Vous n’avez jamais été séparés, mais vous avez mené chacun plusieurs projets parallèles – Tarmac, Poney Express, Tétard… La diversification est-elle le secret de la réussite?
Alexandre Margraff : Ce n’est pas l’envie de se diversifier qui a provoqué les pauses qu’on a prises, mais plutôt le fait que, par moments, l’envie de travailler ensemble était moins présente, tout comme l’inspiration. C’est quand même une histoire d’humains au départ. Donc, au lieu d’insister, d’essayer de se forcer, il y a des albums qu’on n’a pas faits et qui ont amené d’autres choses à naître entre-temps. Des binômes, des projets en solo… On s’en est nourris, ça a permis de mener à un troisième album de Louise, puis une autre pause… L’idée n’est pas de baisser les bras face au premier problème, mais peut-être que, quand ça ne passe pas, l’idée de prendre un peu le large n’est pas mauvaise. Nous, en tout cas, ça nous a réussi!
Du monde tout autour
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