Critiques CD: Dig It Up, Ludovico Einaudi, Gilad Hekselman…
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Dig It Up, Ludovico Einaudi, Gilad Hekselman, Ed Rec, Vol.X et Mélissa Bel.
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Comme dans l’temps Dig It Up Manners Note: |
Sans qualifier le premier album complet de Dig It Up, Manners, de voyage dans le temps, il est difficile de ne pas avoir un élan de nostalgie pour le punk-rock des années 1990 en l’écoutant. Et cela n’est que positif. La formation montréalaise ne copie pas le son ou les rythmes des groupes de cette époque, mais en capture l’esprit. En incorporant un peu de rock et de hardcore à ses pièces, Dig It Up offre un album qui risque de se trouver une place de choix dans le iPod de ceux qui se donneront la peine de le découvrir.
– Mathieu Horth Gagné
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Envoûtant Ludovico Einaudi In a Time Lapse Note: |
Que ceux qui prétendent que la musique instrumentale est plate se taisent et se procurent immédiatement un album du réputé pianiste et compositeur italien Ludovico Einaudi. On pourrait qualifier sa musique – du moins celle de cet 11e opus – d’accessible, ce qui explique sûrement pourquoi elle est souvent utilisée au cinéma (Intouchables, J. Edgar, I’m Still Here), à la télévision (Doctor Zhivago) et même en publicité. On ne se lasse pas de sa musique épurée et envoûtante. Sur In a Time Lapse, on se laisse transporter par les apaisantes Walk et Orbits ou la mélancolique Underwood. On a bien hâte qu’il revienne nous voir à Montréal!
– Rachelle Mc Duff
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Du génie Gilad Hekselman This Just In Note: |
Le guitariste jazz natif d’Israël est en pleine lancée depuis son arrivée à New York en 2004. Déjà, il a joué aux côtés de grands noms comme Chris Potter et Esperanza Spalding et se vaut des comparaisons avec Pat Metheny. Dans son quatrième album, Hekselman, accompagné de Joe Martin à la basse, de Marcus Gilmore aux percussions et par moments du saxophoniste ténor Mark Turner, livre avec netteté et précision des harmonies enveloppantes, mais fait la folie d’un peu plus d’électro… et on embarque. Même dans le délire de Newsflash ou de Eye In The Sky, chaque note est poussée au sommet de sa puissance. Saxophone et guitare se répondent dans un parfait équilibre circulaire où la lourdeur devient légère.
– Émilie Bergeron
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Le party! Artistes variés Ed Rec, Vol. X Note: |
Les gamins de Ed Banger célèbrent les 10 ans de la compagnie avec une compilation très estivale. La fête commence fort, avec une intro qui présente tous ses DJ en les insultant copieusement. En 14 morceaux, on passe par toute la palette de la musique électronique, un mélange assez éclectique. Quelques extraits tombent à plat, mais parmi les bons coups, notons le mélange de techno et de hip-hop de Busy P, dit «C*ck Sucker», Mr. Flash, avec une ambiance qui n’est pas sans rappeler Voyager, de Daft Punk, et l’électro prophétique et les voix langoureuses de «Goddamn» Justice. On termine avec les airs pompeux de Sebastian, aux paroles mi-Gainsbourg, mi, euh, Normand L’Amour.
– Josie Desmarais
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Trop en faire Mélissa Bel Don’t Forget to Breathe Note: |
La blueswoman torontoise avait vite été apprivoisée par le public lorsqu’elle était montée pour la première fois sur la scène montréalaise, si bien qu’un an plus tard, c’est à Montréal qu’elle lançait son deuxième album. Don’t Forget to Breathe se veut ouvert à plus d’horizons qu’uniquement le blues : folk, pop-rock, country. Toutefois, Mélanie Bel ne nous convainc pas que ça lui réussit. Ce virage lui permet néanmoins d’introduire un peu plus d’instrumental que seulement le traditionnel piano. N’en reste pas moins que ce qu’on retient dès la première, la deuxième et même la troisième écoute, c’est la futilité de certaines paroles, comme «spilled some coffee on my new jeans, looks like i’m gonna be late again».
– Émilie Bergeron




