The Cat Empire: C’est la fête! (et on l’assume)
Avec Steal the Light, leur endiablé sixième album studio, les explosifs Australiens de Cat Empire ont renoué avec leurs racines et rappelé qu’ils rêvaient de réaliser une chose, et une chose seulement : faire danser les foules. Le DJ et percussionniste Jamshid «Jumps» Khadiwala explique.
Sur Steal the Light, on renoue avec le Cat Empire des débuts. Est-ce que, pendant toutes ces années où vous avez exploré des sonorités un peu différentes, vous attendiez d’être tous sur la même longueur d’onde pour replonger dans ces sons?
Ouais, absolument! Après avoir composé ce disque, certains membres du groupe se sont même demandé : «Pourquoi diable on n’a pas fait ça plus tôt?!» Mais je trouve que c’est facile de dire ça… alors que ce n’est pas forcément facile de le faire! Il fallait vraiment qu’on soit dans le même état d’esprit pour que ça fonctionne.
On a souvent entendu Harry [James Angus, trompettiste] dire en entrevue que ce n’est pas particulièrement branché de composer des chansons joyeuses et dansantes, mais que les cultures musicales qui vous inspirent, en tant que groupe, visent principalement à mettre de la joie dans la vie des autres. Vous êtes d’accord?
Harry a raison! Par les temps qui courent, tout le monde veut entendre des trucs cool et déprimants. Mais nous, on ne joue pas de la musique sombre! Et surtout, on n’est pas des personnes sombres! (Rires) Pas que ce soit mal de l’être, mais on a constamment du plaisir, on rigole, alors faire semblant qu’on est des musiciens torturés avec des problèmes de drogue ou d’alcool, ça serait un énorme simulacre!
On sent qu’en tant que DJ vous avez également eu un plaisir fou sur ce disque. Lorsque vous faites du scratch sur Prophets in the Sky ou Still Young, par exemple…
Oh, oui! D’ailleurs, j’a-do-re le procédé qui mène à la création d’un morceau! Lorsqu’on a posé les bases pour une chanson, je me plonge dans ma collection de vinyles à la recherche de sons et d’échantillons qui sauraient envelopper le tout d’une ambiance particulière. Je trouve que c’est particulièrement réussi sur la pièce Brighter than Gold. Mes sons collent parfaitement avec cet univers de jungle, d’animaux, et les chœurs à consonance vaudou.
Sur la pièce Wild Animals, Felix [Riebl, chanteur] dit : «Ne laissez personne tuer les animaux sauvages qui vivent en vous.» Quel animal sauvage portez-vous en vous, Jumps?
Ouuuh… Je crois que j’ai un taureau en moi. C’est d’ailleurs mon signe astrologique.
La pièce titre débute sur une note plus calme – enfin, calme autant que peut l’être une chanson des Cat Empire! Puis, vous nous menez vers une véritable explosion sonore. Est-ce aussi un sentiment que vous vouliez transmettre aux auditeurs? D’abord la sérénité, puis la fête monstre?
Oui. Je crois d’ailleurs que plusieurs de nos chansons ont des petits build up qui mènent vers des refrains grandioses. Oups. Je crois que notre petit secret n’est plus si secret maintenant! (Rires)
Dans la chanson Prophets in the Sky, il est question de solitude, cette solitude qui nous dévore même lorsqu’on est dans une grande ville, entouré de gens. Vous vous êtes déjà senti ainsi au sein du groupe?
Ouais! La tournée, ça peut être irréel! Quand on est fatigué, triste, qu’on se sent loin de la maison, on peut avoir l’impression d’être dans un véhicule en marche. On sort, on entre, on sort, on entre. Dans ces moments-là, il faut attendre que ça passe.
Qu’est-ce qui vous procure du réconfort dans ces temps-là?
Aller chez les disquaires usagés et fouiller! C’est mon échappatoire en tournée!
Sur Still Young, vous nous conseillez : «Pendant que vous êtes encore jeune, écoutez ce que vous dit votre cœur, trouvez votre chanson, trouvez votre voie.» À quel moment avez-vous trouvé votre chanson à vous?
Hmm… je crois que c’est lorsque j’ai joint le groupe. Avant ça, je scratchais surtout dans ma chambre ou dans des soirées. C’était un grand moment pour moi de découvrir tout le potentiel qui se cachait dans le fait de jouer en bande et donner des concerts. J’ai réalisé : «C’est ÇA que je veux faire de ma vie!»
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The Cat Empire
Au Métropolis dans le cadre du FIJM
Ce mardi soir et vendredi à 20 h 30